Le chemin vers la qualité : intégrer le paiement dans le site marchand

Vous l’avez sans doute remarqué, au moment de passer à “la caisse”, les sites se partagent en deux catégories : ceux qui intègrent directement la fonction de paiement et ceux qui redirigent l’utilisateur vers une page, plus ou moins “customisée”, d’une banque.

Bien sûr, c’est plus facile et plus rapide d’opter pour la deuxième solution.

Mais la qualité finale n’est pas du tout la même.

C’est à mon sens très important de bien faire cette intégration.

Cela permet d’avoir une homogénéité complète, de mieux gérer l’enchaînement des étapes, autour du paiement.

Mais surtout, cela permet de dissocier la validation de la commande, de l’entrée du n° de carte bleue, en mettant une étape de confirmation après l’entrée de ce numéro.

Ainsi, sur Endless :

Etape de paiement sur Endless

Dans cet écran, on rentre son n° de carte bleue, et ce n’est pas la dernière étape.

La dernière étape de validation définitive de la commande (”Place Order”) vient ensuite.

Dans les sites utilisant le paiement “externe”, on demande en fait au client de valider sa commande sans la voir (l’écran de saisie du n° de carte bleue ne permet pas d’afficher les produits achetés).

Ici, sur Endless, on demande à l’utilisateur d’entrer toutes les données le concernant (Nom, prénom, adresse, n° de carte, …) et ensuite, il peut valider sa commande en voyant quelle est cette commande : les produits, l’adresse…

Je suis convaincu que cela impacte directement le taux de transformation.

Un nouveau logo pour Araok!

Logo araok

J’en ai profité pour mettre en ligne un site pour Araok! (avec Wordpress bien entendu).
C’est encore un peu basique, mais il y a l’essentiel.

Merci Gérald !

Processus achat : l’exemple Endless

Je vous avais bien dit que je vous en reparlerai ;)

La plupart des sites sont constuits avec un “squelette” universel, valable sur l’ensemble du site, qui définit souvent la barre d’entête et les colonnes.

Ainsi, dans l’ensemble du site, on retrouve ces éléments structurants.

L’avantage, c’est qu’on n’a pas à programmer ces éléments à chaque fois. Autre point positif : quand on modifie ce squelette, la modification est valable sur l’ensemble du site.

Inconvénient ? Et bien, dans certaines parties du site, ces éléments ne sont pas forcément adaptés.

Exemple : pendant le processus achat, quand le client doit “passer à la caisse”, est-il vraiment pertinent de lui afficher les catégories, la barre de recherche, de pousser des produits en promotion, … ?

Endless a répondu par la négative et propose un processus achat hyper minimaliste.

Déjà, le site Endless est particulièrement dépouillé :

Endless : sélection des produits

Le seul élément du squelette est la barre en haut.

Comme bien souvent pour les sites proposant des produits chers, dès que le client clique sur “Acheter”, le site propose de visualiser le panier, et de “passer à la caisse” :

Phase 1 du processus achat pour Endless

Dans cette étape intermédiaire, la barre d’entête est toujours présente.

Tout change dans la phase suivante :

Phase 2 du processus achat pour Endless

Le seul repère, permettant de savoir qu’on est bien chez Endless : le logo, en haut à gauche.

Pour le reste, on a juste un “chemin de fer” en haut à droite (liste des étapes pour le processus achat) et sur 90% de l’écran, le formulaire.

Avec un tel choix, Endless a la place de mettre une grande police et de bien aérer ses écrans.

Etape suivante :

Phase 3 du processus achat pour Endless

Là encore, le formulaire est particulièrement dépouillé.

Et comme pour Amazon (bon, d’accord, c’est facile, c’est la même boite), Endless ne demande que des champs obligatoires, et n’encombre pas ses formulaires avec des champs superflus.

Enfin, l’étape paiement :

Phase 4 du processus achat pour Endless

Minimaliste et maîtrisé : le paiement est intégré dans le site (on ne bascule donc pas sur une page gérée par une banque).

C’est important car cela permet de ne pas terminer le processus achat par l’entrée du numéro de carte, et d’ajouter d’autres étapes après.

Pousser des produits complémentaires ? Le choix d’Endless

Endless (déjà évoqué ici) est un site, géré par Amazon, qui vend des sacs à main et des chaussures :

Accueil du site Endless

Je pense que c’est un site vraiment intéressant, et j’en reparlerai surement…

Dans ce billet, je veux juste évoquer le cross selling : comment encourager le client à acheter plusieurs produits lors de sa visite ?

On peut tenter de pousser des produits un petit peu partout : bien avant l’achat, pendant l’acte d’achat ou après.

Endless a fait un choix particulier : le site ne propose pas de produit complémentaire !

La fiche produit est ainsi particulièrement dépouillée, et pleine largeur. Le client peut se concentrer sur le produit qu’il a choisi.

Fiche produit sur le site Endless

Ensuite, on entre dans le processus d’achat, simple et court.

Endless fait ainsi le choix de maximiser le taux de transformation, et ne cherche pas à “remplir le panier”.

Evaluer la qualité de votre site

Logo SiteningSitening propose des outils en ligne pour évaluer la qualité d’un site web, et en particulier la qualité du site vis-à-vis des moteurs de recherche.

J’ai passé à la moulinette quelques sites :

Ce blog obtient 90 / 100 !

Score de 9/10 pour ce site

Dell : 60 / 100 !

Amazon : 65 / 100 !!

Apple : 55 / 100 !!!

Score de 5/10 pour Apple.com !

En fait, je préfèrerais avoir les 55/100 d’Apple, et son audience !

D’ailleur, Apple à un PageRank de 9 / 10, ce qui est probablement un indicateur plus pertinent…

Je pense que ces outils d’analyse sont intéressants, mais les résultats ci-dessus montrent bien que ce n’est pas un guide absolu.

Télé travail…

Le télétravail, depuis Beg Meil, cela a du bon…

A la votre !

La mer

Chaîne de valeur vertueuse : l’exemple du lecteur de DVD

Dans ce billet, je parle de chaîne de valeur vertueuse. C’est quoi ça ?

La chaîne de valeur, c’est la chaîne formée par les différents acteurs (industriels, organismes, …), permettant de construire une offre.

Par exemple, pour regarder un DVD, la chaîne est composée de toute la chaîne de production de films (réalisateurs, producteurs, distributeurs, …), mais également des industriels qui fabriquent les lecteurs de DVD, les magasins où l’on trouve les DVD et les lecteurs, …

Une chaîne est vertueuse quand les acteurs partagent les mêmes intérêts.

Bien sûr, il n’y a pas de chaîne purement vertueuse, mais il y a des cas où les intérêts des uns et des autres divergent fortement.

L’exemple des DVD est un bon exemple.

Les maisons de production ont voulu imposer au monde un découpage en zones géographiques. L’idée était surement de contrôler le marketing, zone par zone (décider des dates de sortie, …).

Cette contrainte a été imposée aux constructeurs de lecteurs DVD, qui ont donc mis en place cette protection.

Mais quel est l’intérêt de cette contrainte pour ces constructeurs ? Et qui sont les vrais clients de ces acteurs ? Les maisons de production ou le grand public qui achète le lecteur ?

Et bien, le résultat a été assez simple. Les constructeurs ont implémenté cette protection, pour avoir les agréements qui vont bien, et comme par hasard, on trouve sur Internet toutes les informations pour débloquer les lecteurs.

On est en face d’une chaîne de valeur non vertueuse, entre les constructeurs de platines DVD et les maisons de production. Les intérêts ne sont pas convergents.

Capter l’attention des clients - l’exemple Lancôme

Le client doit savoir où cliquer pour acheter.

Il doit le savoir, sans avoir à chercher dans la page.

Page produit du site Lancome, avec un bouton

Les pages produits du site Lancôme sont dans les noirs.

Le bouton rouge “Acheter” ne passe pas inaperçu (même dans l’image ci-dessus, pourtant réduite de 50%) !

C’est le seul élément de cette couleur de la page : l’oeil ne peut pas le manquer.

Pourquoi le “push” peut baisser le taux de transfo ?

Comme je l’ai écrit dans ce billet, parfois, quand on cherche à pousser des produits lors du processus d’achat, cela conduit à baisser très fortement le taux de transformation : 1% d’après cette étude, dans le secteur du haut de gamme.

C’est énorme : 1% sur un taux de 5%, c’est 20% de ventes en moins !

Alors, la bonne question, c’est pourquoi ?

L’étude ne le dit pas, mais j’ai bien des idées sur la question, et j’imagine que vous aussi…

A mon sens, il faudrait pouvoir creuser l’analyse :

  • Segmenter les types de produits poussés : je pense que ce résultat négatif n’arriverait pas si on poussait des accessoires “simples” (une housse pour un appareil, des consommables, …) ;
  • Il y a plusieurs façon de pousser des produits. Est-ce que le client est envoyé vers une nouvelle page produit, ou reste-t-il dans le processus d’achat. A quels stades du processus les produits sont-ils poussés ?

Quoi qu’il en soit, je pense que le problème, c’est la focalisation. Le client est dans sa logique d’achat, il a choisi un produit, mais la décision est potentiellement fragile, car elle vient d’être prise : il peut encore changer d’avis.

Et bien, dans ce contexte, pousser un autre produit, cela peut faire “perdre le fil” de notre client, le faire changer d’avis.

Prenons une analogie avec le monde physique :

Un client choisit un canapé dans un magasin d’ameublement. Il va vers la caisse, mais en route, il est interrompu par un commercial maladroit, qui lui propose par exemple une table. Du point de vue du commercial, la table, c’est pas bête, c’est bien complémentaire par rapport au canapé.
Pour le client, pour peu que le choix du canapé ne soit pas bien ancré, il peut, en allant voir les tables, remettre en question sa décision d’achat, et finalement, ne rien acheter du tout.

Toujours en prenant l’analogie avec le monde physique, quand on est près des caisses dans les supermarchés, les produits proposés sont des “petits consommables” : piles, housses, bonbons, revues, … Des petits produits, pas très chers, associés à une décision rapide.

Au final, ce que je pense, c’est qu’il faut viser simple : quand le client est en train de finaliser sa commande, laissez le tranquille !

Augmenter le panier moyen ? Des résultats inattendus

Tous les marchands souhaitent gagner plus d’argent, soit en augmentant le nombre de visiteurs, soit en augmentant le nombre de visiteurs qui achètent, soit en augmentant le montant du panier (soit en faisant tout ça en parallèle !).

Comment augmenter le panier moyen ? Il faut soit vendre des produits plus chers, soit pousser les clients à acheter tout pleins de produits.

Et comment pousser les utilisateurs à acheter plusieurs produits ? En proposant des produits, au bon moment, pendant le processus achat. Par exemple : le client a acheté un produit, et bien “on ne va pas le lâcher” et on va lui proposer d’autres produits, qui, si on a les bons outils, seront tous plus complémentaires du premier produit acheté.

Ainsi, si un client a acheté un iPod, on va lui proposer une housse, un chargeur de voiture, une extension radio, sans compter toutes les offres de service complémentaires : assurance transport, extension de garantie, option paquet cadeau, la livraison express super plus…

Et bien, sur certains segments, il apparaît que cette stratégie peut avoir le résultat exactement inverse de celui attendu : une baisse du taux de transformation !

Ainsi, si vous vendez des produits plutôt chers, qualitatifs, il apparaît qu’en moyenne, chercher à pousser des produits complémentaire entraîne une baisse d’environ 1% du taux de transformation, ce qui est énorme !

(D’après cette étude : merci capitaine)