Les enchères sur Internet : quel avenir ?

Logo eBay FranceQuand on parle d’enchère sur Internet, on a forcément le modèle eBay en tête.

C’est LA place de marché mondiale.

Evidement, eBay, c’est une fantastique réussite commerciale.

Aujourd’hui, la réussite d’eBay passe surtout par sa position de leader mondial : la force d’eBay est la marque qu’elle représente, le “mindshare”.

Pour autant, eBay est loin d’être un système parfait.

J’en ai déjà parlé, le système d’évaluation des vendeurs et des acheteurs est bloqué : pour un utilisateur, en cas d’arnaque ou de problème, il vaut mieux ne rien dire que d’envoyer un avis négatif, avec pour concéquence d’en recevoir un en retour, et de perdre ainsi sa réputation.

Le système d’enchère n’est pas non plus très performant (j’en ai parlé ici) et favorise plutôt les acheteurs, car avec l’habitude, les acheteurs n’ont pas intérêt à enchérir avant les toutes dernières secondes.

Enfin, le fait qu’eBay n’offre pratiquement aucune garantie, ni aux acheteurs, ni aux vendeurs, pose également problème.

D’ailleur, des acteurs se glissent dans les insuffisances d’eBay. Je pense en particulier à PriceMinister, qui justement, propose un vrai rôle d’intermédiaire de confiance.

Je suis certain que de nouveaux acteurs vont émerger dans les années à venir, et proposer de nouveaux modèles plus performants.

Bien sur, pour réussir, il faudra bien choisir son marché de niche.

Une des innovations pourra venir de nouveaux systèmes d’enchères…

Dans le marché physique, il existe tout un tas de systèmes d’enchères. Pourquoi ne pas les utiliser sur Internet ?

A suivre, vendredi…

(du moins j’espère, si j’arrive à me connecter : je serais en Bretagne !)

Google, suite

Une petite suite à mon billet d’hier.

D’abord pour apporter une petite correction, le vrai premier serveur que Mr Brin et Page ont monté, c’est celui-ci :

Premier premier serveur Google, en Duplo !

On peut lire par-ci par-là que ce serveur était en légo. Et bien je suis en mesure de révéler une grande erreur historique : en regardant attentivement cette photo, il apparait clairement que ce serveur est en Duplo !

Une autre histoire m’a marqué à la lecture de ce livre :

Les fondateurs de Google étaient à la recherche d’argent (pour acheter des boites de duplo PC). Ils sont allés voir un business angel de la vallée : Andy Bechtolsheim.

Et bien ce gars là, il a donné un chèque de 100.000 $ à Brin et Page, sans négocier quoi que ce soit : la société Google n’était pas créée, il n’ont pas discuté des conditions, de la valorisation, …

Vous pensez que ça pourrait arriver en France, ça ?

Back to basics

Je me retrouve cette semaine à reprendre la programmation.

Après dix bonnes années de programmation, j’avais “décroché” quand j’avais monté Wokup! : il m’avait semblé que c’était pas réaliste de tout faire, de la direction, de la stratégie, … et de la programmation.

D’autres ont fait des choix différents : j’ai rencontré des CEOs de startups qui codent toujours.

J’ai bien entendu suivi de près ce qui se passait au niveau des technologies, mais sans remettre vraiment la main à la pâte.

Je travaille donc toute la semaine avec un architecte expert dans les technologies Microsoft (Florent, de chez Winwise, super).

Je vais vous dire : ça fait du bien !

Pour moi, la programmation, ça a toujours été comme un jeu.

Google Story

J’ai presque fini ce livre :

Il se lit facilement, comme un roman.

Mais au delà, qu’est-ce que j’en retire ?

J’ai été impressionné par le premier bricolage du tandem Brin et Page :

Photo du premier bricolage réalisé par les fondateurs de Google

Chaque “rack” est en fait un PC standard : ils passaient une bonne partie de leur temps à chercher des PC à récupérer. Récupérer, ça pouvait vouloir dire piquer un PC dans un bureau qui semblait peu utilisé !

Je n’avait pas compris, avant d’avoir lu ce livre, à quel point Google a toujours intégré le hard dans sa stratégie : ils ont depuis le début l’idée que pour mettre en oeuvre un tel service, il faut aller jusqu’à maîtriser la couche hardware.

L’autre fait qui m’a marqué, c’est le contraste entre la très belle réussite de Google, et sa relative fragilité, due à un business model très particulier : le coût au clic.

Fragilité car ce business model peut être chamboulé, par exemple si les faux clics se multiplient.

Augmenter le panier moyen

Tout commerçant souhaite augmenter son chiffre d’affaires.

Une solution consiste à augmenter le panier moyen en poussant les clients à dépenser plus à chaque visite.

Les supermarchés connaissent bien ces techniques, en particulier en travaillant le parcours des clients dans le magasin.

On peut s’inspirer de ces techniques dans le e-commerce, mais dans certaines mesures uniquement : il y a de vraies différences entre le e-commerce et le commerce.

Le principe est simple : il s’agit de proposer au client des produits complémentaires, à ajouter dans le panier.

Le commerçant peut pousser différents types de produits :

  • Des accessoires, utiles pour un produit déjà choisi, comme des housses, des piles, des objectifs pour les appareils photos, …
  • Des produits complémentaires, qui ont une cohérence avec les produits sélectionnés, comme une cravate qui s’armonise avec une chemise, …

On peut faire ça tout le long du parcours du client :

  • Dès la fiche produit, avant même que le produit ne soit ajouté au panier ;
  • Lors des différentes étapes du processus achat (validation de l’adresse, choix du mode de paiement, …) ;
  • Après la validation de la commande.

Alors, pourquoi s’en priver ? Et bien en poussant ainsi de nouveaux produits, on prend le risque de “dévier” l’attention du client.

En fait, cela dépend du type de produits que l’on pousse.

Si on pousse un accessoire, comme une housse pour un appareil électronique, le risque est minime, car alors, l’attention du client reste focalisée sur le produit principal.

Mais si on pousse par exemple un pantalon, pour aller avec une chemise, on prend le risque que le client change d’avis, et “butine” ainsi de produits en produits.

Une solution, mise en oeuvre par plusieurs boutiques, consiste à limiter au maximum que le client change de fiche produit, en proposant de consulter des informations sur le produit complémentaire sans quitter la page en cours. Cela passe en général par des popups (fenêtres ou gérés en Javascript).

Une autre solution consiste à laisser le client terminer sa commande, puis à lui proposer de la compléter avec d’autres produits, après le paiement donc.

On peut stimuler l’intérêt de telles offres en proposant que cette option soit financièrement intéressante pour le client (pourcentage de réduction, pas de frais de ports complémentaires, …) avec un temps limité.

Il y a bien entendu d’autres solutions, comme la possibilité de proposer des packages de plusieurs produits. C’est un autre sujet…

Dans tous les cas, il est important d’avoir un système d’information bien en phase avec cette approche marketing. Par exemple, il ne s’agit pas de pousser des produits qui ne sont pas en stock !

Velib : qui paye ?

C’est pas mal, 20 000 vélos, disposés sur 1500 stations (chiffres pour la fin de l’année).

La ville est plus belle à vélo

Mais qui va payer ?

J’entends régulièrement, aux infos, que ce projet ne va rien coûter au contribuable, et que ça va même rapporter…

Pourtant, les coûts doivent être énormes :

  • Achat des vélos (* 20 000 !) ;
  • Coût de l’installation des stations, matériel et main d’oeuvre (* 1 500 !) ;
  • Coûts liés à l’entretien des vélos ;
  • Coût de la main d’oeuvre, du personnel en charge de la gestion de ce parc (il y a des personnes, avec des camionnettes, pour prendre les vélos là ou il sont en surnombre, et les amener là ou il n’y en a pas) : 400 personnes.

Un calcul “à la louche” me permet d’estimer ce marché à plusieurs milliards d’euros pour l’installation et à probablement plusieurs dizaines de millions d’euros pour le fonctionnement annuel.
Et ce n’est pas les “malheureux” 29 € annuel qui risquent de compenser ces dépenses.

Alors ?

Ce qu’on entend dire, c’est que JC Decaux, qui a obtenu ce marché, payerait tout, en contre partie du marché des affiches à Paris (concession de 1600 panneaux pendant 10 ans).

JC Decaux a fait un chiffre d’affaires de 2 Milliards d’euros en 2006. Comment peuvent ils financer un tel investissement ???

Mr business model, qu’en penses tu ?

Bon, moi, je dis ça, c’est pour comprendre, parce que, sur le fond, je trouve ça très bien qu’on remplace progressivement les voitures par des vélos à Paris…

Le bug de la livraison

J’y reviens, parce que c’est, j’en ai la conviction, un élément clé.

J’ai à faire en ce moment, en tant que client, à un service de livraison “Garantie 24h”.

Donc, au moment de l’achat, le client peut cliquer sur une option “livraison garantie en 24h”.

C’est pas cher (quelques euros de plus) et ça semble bien intéressant, d’être livré si vite.

Sauf que…

Sauf qu’ensuite, on entre dans le n’importe quoi !

L’arnaque, car il s’agit vraiment d’une arnaque, est à plusieurs niveaux :

  • Le délai de 24 h commence à partir du moment ou le site marchand a livré le produit au service de livraison. Si le site marchand met trois semaines, trois mois à livrer le colis, ce n’est pas en contradiction avec le délai de livraison 24h !!!
  • Ensuite, ni le marchand ni le service de livraison ne tiennent au courant le client du moment de la livraison.

Donc, en ce qui me concerne, j’ai reçu un premier coup de fil le 11 juillet, où le livreur m’a dit que bon, j’étais pas là, et qu’il ne pouvait pas livrer. Il m’a proposé de livrer samedi.

J’ai reçu un autre coup de fil ce matin, et je n’étais toujours pas là (et on n’était pas samedi d’ailleur !). Ce coup ci, le livreur me propose de repasser l’après midi.

Cet après midi, comme rien ne venait, j’ai appelé le service de livraison.

Super musique d’attente, qui vous indique que ce service de livraison est ISO-9001 et que la plupart des clients sont satisfait. Pas moi !

Après une très très longue attente, je suis tombé sur une personne manifestement débordée, qui m’a dit de rappeler un peu plus tard.

C’est ce que j’ai fait, et re-attente interminable.

J’ai fini par pouvoir discuter avec une personne (iso-9001 peut être, mais je n’ai jamais su à qui j’avais à faire…).

J’ai expliqué que soit on me livrait mon colis sans me prévenir, soit on me proposait des dates de livraisons qui n’étaient pas tenues.

Elle m’a tranquillement expliqué que ce n’était pas à eux, service de livraison, de prévenir les clients des livraisons. Eux, ils livrent, car ils ont un engagement de 24h !

La situation est parfaitement absurde, car le marchand n’a pas le système permettant de prévenir le client des dates de livraisons !

Pour mon colis, ma charmante hotesse me propose une livraison semaine prochaine. Je ne suis pas disponible la semaine prochaine ? Pas de problème, mon colis retournera chez le marchand !

Conclusions

  1. Méfiez vous des offres de livraison rapide ! Ca peut prendre vraiment beaucoup de temps…
  2. Les normes ISO-9XXX, ça ne veut vraiment rien dire, quand à la réelle qualité du service client. En l’occurence, ce service de livraison est nul, mais il doit y avoir des process très rigoureux pour gérer cette nullité !
  3. Comme je l’ai déjà dit, de tels pratiques ouvrent le champs à de nouveaux business. La plupart des clients n’accepteront pas longtemps de tels pratiques, et les commerçants et les services de logistiques qui sauront trouver des solutions plus respectueuses des clients gagneront des parts de marché.

La chance

J’ai eu la chance d’être invité, ce soir, à une réunion, organisée par CA Private Equity.

Au delà des rencontres d’investisseurs et d’entrepreneurs, toujours sympas et intéressantes, on a eu une présentation de Philippe Korda, sur le thème de la chance.

La présentation était plutôt brillante : Philippe Korda est un bon orateur.

La chance donc.

L’idée, en gros, c’est de dire que la chance, ça se commande, via plusieurs facteurs :

  • L’ouverture aux autres, au monde extérieur
  • La capacité à écouter ses intuitions
  • La capacité à positiver, et à se servir de toutes ses expériences pour apprendre, avancer, y compris les “coups durs”
  • L’optimisme
  • Le travail

L’ouverture aux autres et au monde extérieur

L’exemple donné est le suivant : on montre une petite séquence de basket, et on demande aux spectateurs de compter le nombre de passes.

A la fin de la projection, on demande aux spectateurs combien il y a eu de passes.

Puis on demande s’ils ont vu quelque chose de bizarre, de special. Très peu de gens on vu… que pendant le film, un gars déguisé en gorille était rentré sur le terrain, et avait fait des anneries…

Conclusion : on est trop centré sur “nos chaussures”, trop préoccupé par nos “petites tracasseries” pour voir des choses importantes, qui peuvent influer sur notre avenir.

Etre ouvert aux autres, c’est savoir saisir les opportunités de faire des rencontres, du business, qu’on n’avait pas forcément prévu.

L’optimisme

Pour cet item, Philippe Korda nous a parlé d’une expérience, réalisée dans une boite US.

L’expérience a consisté à recruter des commerciaux en ajoutant un critère : l’optimisme.

Naturellement, les vendeurs optimistes eurent de bien meilleurs résultats que les autres.

Mais ils ont poussé l’expérience plus loin, en recrutant des commerciaux qui était plutôt mauvais sur les autres critères.

Et bien dans ce cas également, les résultats de cette “fournée” étaient meilleurs.

Moralité : l’optimisme est une composante complètement fondamentale pour la vente.

Eh, je ne vais pas tout raconter en détail : j’en garde pour plus tard ;)

Alors, quels sont vos atouts pour réussir, pour avoir de la chance ?

Des interfaces riches pour multiplier les canaux de ventes

On perçoit facilement les interfaces riches comme des gadgets, pour “geek boutonneux”.

Pourtant, je suis convaincu que ces nouvelles interfaces vont se généraliser et rentrer dans les usages, permettant ainsi de booster les ventes via une multiplication des canaux de ventes.

Je m’explique, par l’exemple… d’Amazon.

Amazon propose des accès à pas mal de ses données internes, via des services web.

Un développeur peut ainsi accéder au catalogue d’Amazon, gratuitement.

Amazon a également développé sa propre plate forme d’affiliation, permettant à tout auteur du Web de mettre des produits d’Amazon en vente sur son site, et de gagner de l’argent si un produit est vendu via ce site.

Des nouveaux services apparaissent, permettant de naviguer dans le catalogue Amazon via des interfaces riches, bien différentes du magasin traditionnel d’Amazon.

Ainsi, LivePlasma propose une interface, tout en Flash, permettant de naviguer graphiquement dans le catalogue produit :

LivePlasma en image

Dans ce service, quand on sélectionne un produit, on revient vers le site marchand d’Amazon, pour acheter le produit.

Autre exemple : Flowser. L’apparence est assez différente de liveplasma, mais l’idée est fondamentalement la même : donner une nouvelle expérience de navigation dans le catalogue, plus intuitive, plus riche, plus graphique :

Flowser en action

Troisième exemple : Browse Goods. A la différence des deux exemples précédents (Flash), ici, c’est une interface Ajax :

Browse Goods

Ici, la métaphore est un peu différente, puisque l’idée est de tout présenter sur une carte, sur laquelle on peut zoomer, jusqu’à arriver sur le produit lui même.

Quatrième exemple, TuneGlue. Retour sur une interface en Flash, pour naviguer dans le catalogue musical d’Amazon :

Image de Time Glue

Et toujours le même principe, quand on trouve un produit intéressant, un clic sur “Buy now” et hop, on est dans la boutique Amazon, sur la fiche produit.

Enfin, le cinquième exemple : Coverpop. Encore une interface Flash, pour naviguer ce coup ci dans la collection DVD d’Amazon :

Image de Cover Pop

Le principe m’a fait un peu pensé au projet milliondollarhomepage… On est devant une mozaïque de pochettes vidéos. On peut sélectionner un thème (Western, fiction, …). ensuite, la page s’anime automatiquement et si on clique sur une pochette, on arrive… dans le site d’Amazon. Surprise !

En conclusion

Tous ces exemples dévoilent une petite partie de ce qu’on peut faire avec des interfaces riches et de l’imagination.

Pour le site marchand (amazon dans cet exemple), c’est autant de nouveaux canaux de vente.

Amazon peut développer directement des nouvelles interfaces, ou laisser des partenaires le faire. Dans ce deuxième cas, on a un partage des risques et des revenus, on est sur un modèle d’affiliation : l’affiliation via les interfaces riches.

Bien sûr, tout le monde n’est pas Amazon, et tous les catalogues n’ont pas le même attrait. Il n’empêche, je suis convaincu que ce modèle va se développer. On peut imaginer de tels services, regroupant des produits de plusieurs sites marchands.

Pour le marchand, c’est une approche “beurre et argent du beurre” :

  • Le marchand vend des produits à partir de son site marchand classique ;
  • Il peut ajouter des sites “satellites”, avec des nouvelles interfaces, des paradigmes de navigations complètement différents ;
  • Il peut ouvrir l’accès à son catalogue à d’autres acteurs, et permettre à des tiers de revendre ses produits.

Quel est l’acteur français qui le premier, ira dans cette direction ?

Librement inspiré de ReadWriteWeb (gb).

Le bord de la fenêtre…

Cela fait assez longtemps que j’ai ce billet en tête…

Le sujet, c’est une réflexion sur l’avenir des navigateurs Internet et de nos bureaux électroniques.

Donc, au début, on avait d’un côté un navigateur Internet, permettant d’afficher du texte, des liens et des images, et de l’autre des applications “lourdes”, qu’on pouvait installer directement sur le bureau de l’ordinateur.

Aujourd’hui, les choses sont beaucoup moins simples :

Dans le navigateur…

Dans le navigateur, on fait aujourd’hui tourner de véritables applications, avec leurs propres fenêtres. La fenêtre du navigateur est devenu un bureau dans le bureau.

Premier exemple significatif : Meebo, avec les fenêtres qu’on peut déplacer, retailler :

Fenêtre de Meebo, dans le navigateur

Deuxième exemple, évidement, Netvibes. Ici, on a un espace plus structuré (colonnes prédéfinies), mais avec une vrai liberté pour composer l’espace (déplacer les fenêtres, changer l’apparence, …) :

Fenêtre de Netvibes, dans le navigateur

Dans ces deux exemples, la richesse applicative, dans le navigateur, est impressionnante.

Cette évolution, vers des applications de plus en plus riches, rend certaines fonctions du navigateur obsoletes, comme le bouton “Back”, qui bien souvent, n’a plus aucun sens.

Sur le bureau de l’ordinateur…

Le bureau de l’ordinateur est l’espace pour faire tourner les applications locales…

Mais c’est bien évidement un espace fort convoité, par tous les grands acteurs.

Sun, avec Java, a tenté de banaliser ce bureau, en proposant des applications “universelles”, capable de tourner sur tous les ordinateurs.

Aujourd’hui, l’espace du bureau est convoité par Google, qui, au delà de Google Desktop, prépare un Google OS.

Enfin, Adobe avec Air, propose un modèle finalement assez proche de Java, en cherchant à ajouter une couche, permettant de rendre les applications complètement indépendantes de l’ordinateur.

Ces tendances convergent vers un point : faire tourner sur le bureau des applications :

  • Riches visuellement ;
  • Qui peuvent utiliser des données et des ressources locales (disque, périphériques audio, video, …) ;
  • Qui peuvent utiliser des données distantes (mode connecté ou déconnecté).

Le bord de la fenêtre…

Le bord de la fenêtre du navigateur, c’est la limite très fine qui sépare ces deux tendances.