Je viens de passer quelques heures avec le livre de Nicolas Gaume : Citizen Game.
Je n’ai pas eu le temps de le lire entièrement, ce que je ne manquerai pas de faire, mais cette lecture « rapide » m’a vraiment passionnée.
Dans ce livre, Nicolas Gaume nous raconte toute « son » histoire de Kalisto, histoire qui a quand même durée 11 ans, et qu’il a commencée à 19 ans…
J’ai été touché par la sincérité de l’écriture : Nicolas Gaume parle de ses succès, de ses ressentis, de ses doutes, de ses erreurs.
Bien entendu, c’est un point de vue parfaitement subjectif, c’est le point de vue du fondateur, du patron, de l’entrepreneur.
C’est certain, je vais relire tranquillement ce livre et je vous en reparlerai probablement, mais voici déjà ce que j’en retire :
Savoir s’entourer, c’est sacré
C’est tellement important et tellement difficile qu’il faut vraiment prendre son temps, surtout si c’est pour une fonction que l’on maîtrise mal.
On est en effet beaucoup plus à l’aise pour recruter des personnes sur des sujets que l’on connait bien.
Je ne crois pas aux recettes miracles. Je pense que la solution, c’est de prendre le temps qu’il faut. Le temps qu’il faut pour bien définir le poste, pour chercher le bon profil, en prenant en compte les qualités de la personne et surtout la dimension humaine (« saurais-je travailler, aurai-je du plaisir à travailler tous les jours avec cette personne ? »).
Nicolas Gaume a beaucoup souffert sur ce plan-là, et il le dit dans son livre : l’histoire de Kalisto ne serait probablement pas terminée sans certaines erreurs de recrutement, au plus haut niveau.
Ce conseil vaut pour les recrutements, il vaut également pour le choix des partenaires…
Ne pas signer ce qu’on ne comprend pas
Comme Nicolas Gaume, j’ai également eu la chance de travailler avec la famille Guillemot (Ubisoft, Guillemot, …).
Guillemot avait en effet investi dans Wokup (et Ubisoft a été le premier client de Kalisto).
J’ai toujours trouvé intéressant de les écouter, ils ont une culture commerciale et entreprenariale étonnante.
Et bien, ils m’ont toujours dit que eux, ils ne signent jamais un contrat sans être sûr de bien tout comprendre. Cela prend le temps qu’il faut, il faudra éventuellement décaler des rendez vous…
C’est un très bon conseil, surtout quand on entreprend et qu’on se retrouve à signer des tonnes de papiers : financiers, juridiques, commerciaux…
Tout cela engage l’entreprise dans la durée : il faut comprendre ce qu’on signe et être en phase avec le contenu. Et pour cela, on a le droit de poser toutes les questions…
Diversifier ses clients au maximum
Encore une leçon que je retire de cette histoire : il est très important d’avoir un portefeuille de client équilibré.
Dépendre d’un gros client est beaucoup trop risqué. Je connais des patrons qui ont délibérément choisis de ne pas signer un gros contrat, qui aurait pesé trop lourd dans l’équilibre commercial et financier de l’entreprise.
Garder des fondamentaux solides
A valider après une lecture plus attentive, mais il me semble que l’enchaînement des évènements qui a poussé Kalisto à la faillite, c’est aussi la perte de fondamentaux.
Les fondamentaux, ce sont les clients, les contrats signés (et donc pax ceux qui vont « sûrement » être signés), l’équilibre financier, la trésorerie…

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Bonjour,
Dans le meme ordre d’idée je te conseille : 74 questions iconoclastes pour reussirt de Jack Welch, ancien pdg de GE. bonne lecture
24 juillet 2007 @ 7:24