Trouver un nom de boite : l’enfer existe !

Comme vous le savez (ici), je suis en plein dans le processus de création de l’entreprise, pour porter ma nouvelle activité de conseil e-commerce.

Mais une boite, il lui faut un nom.

Idéalement, il faut un nom qui :

  • Ait du sens par rapport au métier et aux valeurs de l’entreprise ;
  • Soit libre sur internet (.com, .fr, …) ;
  • Soit libre auprès de l’INPI ;
  • Soit facile à prononcer et à retenir, en France et également à l’international !
  • Soit pas trop long ;
  • Ait une orthographe simple et pas ambigüe (je me souviens des discussions lors de la création de Medience, où on parlait justement des différentes orthographes possibles : Mediance, Mediense, …)

La perle rare existe ? Bien sûr, mais quelle galère pour la trouver !

Je sens que je vais lâcher quelques contraintes…

Et puis, il y a des exemples qui rendent “cool” : IBM, HP, ils ne se sont pas foulés…

Les fenêtres qui se chevauchent ou pas ?

En regardant ce qu’Apple nous prépare dans son nouvel OS Leopard, j’ai jeté un oeil sur spaces : un utilitaire qui sera compris dans Leopard, et qui permet de naviguer entre plusieurs écrans virtuels :

Copie d'écran de la nouvelle application Spaces, livrée avec Leopard

Je suis peut être le seul extra terrestre, mais moi, les interfaces avec les fenêtres qui se superposent, ça ne m’a jamais convaincu.

Par exemple, quand je codais, j’aimais particulièrement les environnements de type Visual Studio ou Eclipse qui justement proposent des interfaces ou les fenêtres ne se superposent pas :

Copie d'écran de l'environnement de développement Eclipse

Sur Windows, il y a quelques années maintenant, j’avais essayé un plug-ins qui permettait de “découper” le bureau en espaces pour des applications : lite-step (je n’ai pas essayé depuis longtemps, à l’époque, ça plantait vraiment beaucoup…).

Donc, mon rêve, ce serait un OS intégrant une fonction de partage d’espace entre les applications : quand on retaille une fenêtre, les autres fenêtre se retaillent automatiquement pour ne pas se chevaucher.

Du nouveau dans le programme d’affiliation d’Amazon

Depuis ce matin, les affiliés du site Amazon peuvent bénéficier d’une fonction très “Web 2.0″ : les Liens Aperçu Produit.

Concrètement, cela permet aux affiliés d’Amazon de mieux mettre en avant les produits, en faisant apparaitre un popup quand l’internaute passe sa souris sur un lien vers un produit d’Amazon :

Exemple de popup qui s'ouvre automatiquement si l'utilisateur passe sa souris sur un lien d'affiliation

Sympa, non ?

Pour ceux qui veulent tout savoir sur l’affiliation, vous trouverez :

10 years after…

L’avantage d’une migration, c’est qu’on en profite pour faire un peu de classement.

Je suis tombé sur une photo prise pendant une conférence, qui présentait le tableau suivant :

Tableau qui présente les principales évolutions en 10 ans

J’aurais bien rajouté l’intelligence artificielle et les robots, dans la même catégorie que l’IPTV ou la publicité sur mobile : on sait que ça va arriver, mais c’est pas encore arrivé.

Pour la TV, on est en plein dedans : la généralisation de boitiers type Apple TV, qui font le lien entre le monde IP et la TV, plus la vente massive d’écrans plats et donc nativement numérique, tout cela va accélérer la mutation.

Pour la publicité mobile, et plus généralement pour le business autour du mobile, c’est plus compliqué. Aujourd’hui, les opérateurs sont sur une position très défensive et l’accès aux service mobiles doit passer par un accord avec ces opérateurs. Bien sûr, les choses vont nécessairement évoluer, mais à quel rythme ?

Pour les robots, ça dépend de ce qu’on attend d’eux. Si c’est pour faire des choses vraiment très simples (alarme si quelqu’un entre chez vous…), ok, ça va venir très vite. Si c’est pour des tâches plus complexes (comme faire la vaisselle), alors on est dans le brouilard : il n’y a rien qui permet de dire que ça sera sur le marché dans 10 ou 20 ans…

Neolane : la rolls de la communication multicanale ?

Logo NeolaneJe suis allé à une présentation de la solution Neolane, avec comme témoignage client Meetic (agenda ici).

Neolane est un éditeur de logiciel français, qui vend une solution de gestion de la relation client multi-canal.

Concrètement, la solution Neolane permet de gérer l’ensemble des échanges, entre une entreprise et ses clients :

  • Web ;
  • Mails ;
  • Mobile (SMS / MMS) ;
  • Courriers ;
  • Appels téléphoniques.

L’une des grande idée de Neolane, c’est qu’il faut une gestion centralisée de ces échanges, de manière à en contrôler la cohérence.
On a tous été un jour énervé de recevoir des messages incohérents d’une entreprise (exemple : être démarché par une entreprise, alors qu’on est en cours de “bataille” avec le SAV, …).

La limite de cette approche, c’est que la gestion cohérente des échanges, ce n’est pas qu’un problème d’outils, c’est avant tout un problème d’organisation au sein de l’entreprise.
Et ce problème peut exister même pour des toutes petites structures.

Prenons l’exemple d’un site marchand, avec une équipe marketing pour booster les ventes, qui dépend logiquement de la branche commerciale, et une équipe “SAV” chargée de gérer les retours, réclamations, …, qui dépend de la branche opérations.
Dans cette entreprise, les branches opérations et marketing ont chacune leur relation client, et rien ne permet de garantir la cohérence des messages entre ces deux branches. Mauvais pour l’image de l’entreprise !

J’ai trouvé particulièrement intéressant de voir le retour d’expérience de Meetic, parce que pour eux, la relation avec les clients, c’est 100% de leur business.

Logo Meetic

Meetic, vous connaissez tous, c’est la “place de marché de la rencontre”.

C’est aujourd’hui une très belle boite :

  • Près de 80 M€ de CA en 2006 (près de *2 en 1 an !) ;
  • Présent dans 17 pays, dont la Chine, avec 15 langues différentes ;
  • Propose son offre via environ 100 partenaires (exemple : “brandé” Orange quand on accède au service Meetic via le portail Orange) ;
  • Envoie 7 millions de mails par jours, en combinant les mails marketing et les mails d’alertes ;

Avant la mise en place de Neolane, Meetic avait deux systèmes séparés : un pour les alertes, et un pour le marketing. Difficile de gérer la cohérence dans ce contexte, surtout avec l’explosion combinatoire (pays * partenaire * profil du client…).

Aujourd’hui, Neolane est en place et leur permet de gérer l’ensemble de la communication vers les clients.

Meetic à l’air très content :

  • Très faible taux de rejet des mails (98%) ;
  • Bonne résistance à la montée en charge ;
  • Des outils de paramètrage des campagnes graphiques et “intuitifs” ;
  • Une vision “consolidée” de la communication client…

Mais tout cela à un prix : Neolane coûte très très cher. Si j’ai bien compris, il faut payer une licence mensuelle assez chère. De plus, pour faire fonctionner un tel système, il faut au moins une personne dédiée.

On comprend que pour une boite comme Meetic, ce soit jouable. Cela ne l’est certainement pas pour la plupart des sites marchands. Dommage…

Yes !

ça marche la synchro entre le Mac et mon mobile

Il fallait synchroniser le Mac avec mon mobile (on en a parlé ici).

C’est fait. Le monde est presque parfait !

Merci Xu pour le tuyau !

Et hop, un nouveau mobile

Dans la série “on change tout”, je viens de changer d’abonnement mobile et de mobile. C’est évidement lié à ces évènements.

Que choisir, comment choisir ?

Je voulais un petit smart phone, avec l’option “push mail” et un petit clavier, pour pouvoir envoyer des mails en mobilité si nécessaire.

J’ai choisi TEN comme opérateur et comme mobile, j’ai pris un HTC S620 “excalibur” :

HTC Excalibur

Il est très fin, petit et léger.

Bon, je sais, c’est pas un foudre de guerre, mais pour un usage simple, ça me va. De plus, j’ai préféré limiter l’engagement dans la durée pour pouvoir changer facilement… Et si l’iPhone était vraiment top ?

Bon, ok, mais maintenant… Comment je fais pour le synchroniser avec le Mac ?

La revenche du software

Pour me détendre le soir, je me fais un petit épisode de l’entretien entre Steve et Bill.

Dans cette vidéo, Steve dit que le coeur des produits (iPod, Mac, iTV…), c’est le logiciel.

Revenons un peu en arrière :

Au tout début d’Apple, Steve Jobs ne jurait que par le Hardware. C’est un passionné de beaux objets, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Tout ceux qui ont ouvert un Mac comprennent de quoi il s’agit.

Les équipes Software s’en plaignaient, et bien souvent les meilleurs finissaient par partir (comme Bill Atkinson à l’origine de Mac Paint sur les premiers Mac).

Ensuite, Steve a été viré d’Apple, et a créé NeXT. La seule chose qui a rapporté, dans cette aventure, c’est l’OS, basé sur Unix. C’est cet OS qui est à la base des nouveaux OS des Mac. C’est d’ailleurs comme ça que Steve est revenu aux commandes d’Apple : lors du rachat par Apple de NeXT.

Bien sûr, il y a du génie dans le hardware d’Apple…

Alors, tout au long de ces aventures, quand Steve a-t-il compris que le logiciel était un élément complètement fondamental ?

D’ailleur, comme je le disais ici, il avait déjà dit qu’à son avis, le génie de Bill, c’est d’avoir construit une entreprise 100% focalisée sur du logiciel. Y aurait-il un petit peu de rancoeur, d’avoir compris 20 ans après Bill que le logiciel est stratégique ?

En même temps, quelle intelligence : de comprendre ses erreurs et de changer !

Changer les prix au cours du processus achat : une technique de vente ou un bug ?

Je ne sais pas si c’est bon pour le business, mais Dell France s’en donne à coeur joie.

Exemple : quand on affiche la catégorie Inspirion, l’Inspirion 1501 est à 549 € :

Prix des portables Dell

Si on clique sur le portable pour entrer sur la fiche produit, on a alors le prix suivant :

Prix du portable sur la fiche produit

En un clic, entre la catégorie Inspirion et le produit, on est donc passé de 549 à 649 € !

Bien sur, en cherchant bien dans le configurateur produit, on trouve les options qu’il faut retirer pour revenir au prix initialement annoncé :

L'origine de la différence de prix : la garantie

En l’occurance, ici, c’est l’extension de garantie qui coûte 100 €.

J’ai vérifié : c’est une initiative française : sur le site US, le prix affiché au niveau de la catégorie est identique à celui affiché au niveau de la fiche produit.

Alors : bug ou stratégie commerciale de Dell France ?

Et si c’est une tactique de vente, est-ce une bonne idée ?

  • Pour : Essayer de forcer un peu la main des clients en poussant des options, et donc augmenter le panier moyen.
  • Contre : Risquer de perdre des clients, agacés par de telles pratiques.

Qui va gagner la bataille des RDA ?

Les applications RDA représentent un enjeu fondamental pour l’ensemble des acteurs. C’est particulièrement vrai dans le domaine du e-commerce :

  • Pour les Internautes, c’est la promesse de services beaucoup plus riches, beaucoup plus faciles à utiliser (voir l’expérimentation de la Fnac pour avoir un avant goût de tels services) ;
  • Pour les marchands, c’est la possibilité d’offrir un meilleur service aux clients, de mieux présenter les produits, de mieux valoriser les marques et les identités visuelles associées.

Dans un tel contexte, l’acteur qui réussira à imposer sa technologie gagnera très gros.

Dans cette bataille, il y a d’un côté Microsoft avec WPF (En anglais), et de l’autre Adobe avec Apollo (En anglais).

Plus d’infos sur Apollo ici. Plus d’infos sur WPF

Quels sont les atouts de chaque camp ?

Microsoft WPF

Microsoft dispose d’une force de frappe colossale, via la base installée Windows. Microsoft peut “bundler” WPF aux prochaines releases des produits Windows, et ainsi permettre un déploiement massif de cette technologie.

C’est bien comme ça qu’en quelques mois, Microsoft a battu Netscape…

Microsoft peut tenter de verouiller le marché, en développant un client universel, qui offre des fonctions exclusives sur les environnements Windows (pour le coup, c’est comme ça que Microsoft a écrasé des acteurs comme Borland). Dans cette hypothèse, WPF offrirait des fonctions sur Windows qu’Adobe ne pourrait pas offrir, n’ayant pas accès à certaines fonctions cachées du système.

Adobe Apollo

Adobe a prouvé sa capacité à déployer des formats réellements universels, avec en particulier le format PDF.

Adobe, ou plus précisément Macromedia, est l’inventeur du Flash, la technologie sous-jacente à Apollo.

C’est un point fondamental, car pour qu’un tel format se développe, il faut des contenus.

Ce format bénéficie d’une très grande communauté de développeurs (plus d’un million), qui savent créer des contenus Flash via les outils auteur Adobe.

Conclusion

D’autres critères vont intervenir dans les mois à venir :

  • Richesse fonctionnelle : si un des environnements devient beaucoup plus riche que l’autre, cela peut jouer ;
  • Terminaux cibles : avoir une technologie qui s’adapte à un plus grand nombre de terminaux peut être un avantage décisif. Exemple : les mobiles représentent un enjeu important ;
  • Sécurité : c’est un item fondamental pour ces applications, surtout vis-à-vis d’applications e-commerce. Pour l’instant, ces technologies ne sont pas assez mures pour qu’on puisse faire des comparaisons.

Enfin, le match va se jouer également au niveau de “l’execution” : la capacité à délivrer des bons produits, au bon moment.

C’est la bataille de deux poids lourds, pour un marché à l’évidence stratégique.

J’ai du mal à croire que les deux solutions peuvent cohabiter longtemps : il y aura un vainqueur et un vaincu.

Difficile de dire qui va gagner.

Si je devais faire un pari, je miserais sur Adobe, dont la culture me semble plus adaptée pour réussir ce challenge.

A lire également, les billets toujours passionnants de Fred sur les RDA