Allez, encore quelques conseils de Guy Kawasaki, sur “l’art de parler”

Photo de Guy KawasaziGuy Kawasaki, je vous en ai déjà parlé dans ce premier billet ou dans celui là, qui donne des conseils sur l’art de faire une présentation Powerpoint.

C’est un ancien “évangéliste Mac” de chez Apple, qui est maintenant plutôt côté investisseur.

Son livre, L’art de se lancer : Le guide tout terrain pour tout entrepreneur parle de plusieurs aspects de la vie d’un entrepreneur.

Un entrepreneur, il devra par exemple faire des présentations orales, pour vendre son offre, son produit, sa boite…

Voilà quelques citations de son livre :

“J’ai vu des dizaines de dirigeants faire des discours et participer à des tables rondes, et sauf rares exceptions, ils sont mauvais [...]

Dites quelque chose d’intéressant. [...] Si vous n’avez pas quelque chose d’intéressant à dire, ne parlez pas.

Pas de propagande commerciale. [...]

Racontez des histoires. [...]

Moquez vous de vous. [...]

Parlez au début de la manifestation. [...]

Parlez dans une petite pièce. [...] Par exemple, 250 personnes dans un espace qui peut contenir 250 personnes, c’est mieux que 500 personnes dans une enceinte qui peut en contenir 1000. [...]

Exercez vous. [...]

Ne vous contentez pas d’informer, divertissez. [...]

Ayez le ton informel de la conversation. [...]

Ne dites jamais “je suis d’accord avec les autres participants”. [...]

Et pour avoir un exemple, avec Guy Kawasaki himself, je vous conseille cette vidéo.

(Lien vers la vidéo trouvé sur ce billet du blog de Michel De Guilhermier)

A-t-on encore besoin d’outils off-line ?

Je lisais sur un blog, parlant d’Apollo d’Adobe, une discussion sur le fait qu’on ai besoin ou non d’outils mixte On-line / Off-line ou pas (on-line exclusivement donc).

On n’aurait pas besoins d’outils intégrant le off-line si on était certain d’être connecté, partout, tout le temps.

Je pense que c’est, pour longtemps encore, une utopie.

Oui, bien sur, la technologie avance à grands pas, et il y a de plus en plus de moyens de se connecter. Mais de là à avoir une couverture tout le temps, partout, il y a un “gap” qui mettra du temps à se combler.

Je pensais à ça en utilisant Windows Live Writer.

C’est un logiciel, que m’a fait découvrir Benoit, et qui permet d’écrire des billets pour le blog, en mode off-line. En un clic, on synchronise Windows Live Writer avec son blog et hop, le billet est publié.

Et bien, j’ai beau avoir du Wifi à la maison et au bureau, une connexion 3G en déplacement, je suis très content de ce petit utilitaire et de son mode off-line.

A mon sens, ce genre de produit illustre bien la richesse pour un utilisateur, d’un mix on-line et off-line. On peut utiliser le service sans connection (ou avec une connection de mauvaise qualité), mais la référence, c’est le web, et on sait qu’on devra de temps à autre se synchroniser.

Retail 2.0

Je suis allé à une conférence sur le Retail 2.0, organisée par AS Infor.

Ça m’intéressait vraiment de voir ce qu’est le Retail 2.0, ou plus précisément, de sentir comment les commerçants perçoivent Internet.

La conférence a commencé par un petit scénario, avec une mise en scène, qui illustre un service continu entre la vie Internet et la vie “réelle”.

Le message, c’est de dire que le commerce traditionnel ne peut pas ignorer Internet et le e-commerce :

  • 29 Millions d’Internautes dont 84% avec du haut débit ;
  • Des Internautes connectés en moyenne 24h par mois ;
  • 6 Internautes sur 10 achètent sur Internet, avec 30% de progession entre 2005 et 2006 ;
  • 60% des Internautes utilisent le web avant d’aller dans le magasin ;
  • 90% des personnes qui ont fait un achat en ligne se disent prêt à recommencer ;
  • Le e-commerce, c’est 12 Milliard € en 2006, soit une progression de 40% par rapport à 2005.

Le scénario présente une cliente, qui commence par chercher un article sur Internet, recherche le magasin le plus proche, valide que le produit sélectionné est bien en stock, puis va faire son achat dans le magasin.

Le scénario insistait sur la cohérence à apporter, entre le site Web et les magasins. Exemple : pouvoir utiliser la même carte de fidélité dans les différentes situations, pouvoir suivre ses commandes grâce à la même interface, qu’on ait fait l’achat sur Internet ou dans un magasin…

Suite à ce scénario, on a eu un cas client, en l’occurence le DSI d’AELIA (points de ventes dans les aéroports).

Le contraste était saisissant. Point d’Internet (même 1.0) ! Son problème au DSI, c’est le déploiement des nouvelles caisses dans les points de vente. Et ça l’occupe suffisamment ; il n’a vraiment pas le temps de s’occuper de projets de deuxième ordre !

On est bien loin du message du début !

C’est bien tout le challenge des commerçants. C’est un problème très classique de situation de rupture :

  • Une entreprise fait la majeure partie de son chiffre d’affaires sur un business donné.
  • Une rupture pointe le bout de son nez. On arrive à anticiper que cet élément perturbateur va impacter le “business as usual”, mais on se dit qu’on a le temps, et puis il est tout à fait normal de concentrer les efforts de l’entreprise sur ce qui la fait vivre.

Quand la rupture devient plus proche, plus perceptible, l’entreprise a encore du mal à bien appréhender ce nouveau challenge :

  • L’entreprise doit se battre au quotidien pour défendre son chiffre d’affaires ;
  • Se positionner complètement sur la rupture, c’est attaquer le business traditionnel. On a donc un conflit de canal. L’arbitrage est facile : on privilégie le canal qui rapporte le plus…
  • Comme je l’ai expliqué dans ce billet, la difficulté supplémentaire est qu’il faut, face à une rupture forte, se remettre complètement en question. Il faut changer de paradigme.

Plus le temps passe, et plus les choses s’aggravent :

  • Le chiffre d’affaires stagne ou décroit, c’est la panique ;
  • De nouveaux acteurs, qui semblaient bien inoffensifs il y a seulement quelques années, sont maintenant bien développés sur le nouveau territoire ;

Il parait que tout ça a été très bien modélisé dans ce livre : The Innovator’s Dilemma: The Revolutionary National Book That Will Change the Way You Do Business.

(je dois avouer que je ne l’ai pas lu, mais je parlais avec Bernard de la difficulté qu’ont les entreprises à résoudre ce problème, et c’est lui qui m’a dit que ce point était très bien traité dans ce livre).

A mon sens, il y a quelques règles simples qui permettent de mieux gérer ce genre de situation :

  • Il est tout a fait fondamental que la tête de l’entreprise soit complètement au clair par rapport aux enjeux stratégiques de ce type. Parce que la situation sera dure à gérer, il faut un capitaine qui donne le cap et qui s’y tienne ;
  • Il faut séparer les activités au plus haut niveau ! Je sais, c’est très difficile, et passablement incohérent par rapport aux objectifs de continuité entre le réel et le virtuel, mais c’est à mon sens la seule solution qui marche. Le nouveau business va attaquer tôt ou tard le business traditionnel. Comme le business traditionnel a le pouvoir (dirigé par les barons de l’entreprise + chiffre d’affaires), l’entreprise n’a aucune chance de réussir sur le business de rupture si la séparation entre les activités ne se fait pas au plus haut niveau. Concrètement, ça veut dire que la nouvelle activité doit être rattachée directement au PDG de l’entreprise.

L’avis des utilisateurs : à consommer avec modération !

L’un des pilier du web 2.0, c’est le côté participatif : les consommateurs ont enfin vraiment la parole !

Foule !

Sur un site marchand, les clients peuvent ajouter des commentaires, noter un produit…

J’avais introduit cette fonction dans ce billet.

Mais de nouveaux services apparaissent, en amont des sites marchands. C’est par exemple le cas de OhMyBuzz, ou de Vozavi. L’idée est simple : permettre aux consommateurs de noter les marchands. Le service a potentiellement beaucoup de valeur pour tout le monde. Pour un consommateur, aller sur un site marchand très bien évalué par beaucoup de clients, c’est très encourageant ! Pour un site marchand bien noté, c’est donc un bras de levier fort pour avoir plus de clients.

Daniel en a parlé récemment dans ce billet, ces fonctions “collaboratives” ont des limites.

C’est simple à imaginer, comme il y a des enjeux financiers très importants, il y a des risques très forts que ces services soient détournés.

Imaginez, vous êtes à la tête d’un site marchand. La tentation est grande “d’acheter” une place dans ces moteurs de shopping.

Sur des sites non collaboratifs, comme Kelkoo, pour le “koo” (comme dirait Pierre Chappaz), le deal est clair : payez plus cher que vos concurrents, vous serez en tête de liste !

Mais pour les sites collaboratifs, il faut faire autrement : on imagine les “batteries d’utilisateurs bidons”, qui peuvent être délocalisées (j’ai entendu parler de l’Inde ?), et qui vont avoir comme mission de descendre les concurrents et de mettre des avis positifs sur la boite qui commande la prestation.

Bien entendu, les sites collaboratifs vont se défendre, dire qu’ils ont une riposte, qu’il peuvent identifier les fraudes et les modérer.

La réalité, a mon avis, c’est que :

  • Comme beaucoup des services qui donnent la parole aux utilisateurs sont très jeunes et sous-financés, les systèmes de modération ne sont en fait pas en place, ou en tout cas pas à la hauteur des enjeux.
  • Oui, on peut riposter, identifier des fraudes et les bloquer, sauf que c’est une course, et que les fraudeurs trouveront des moyens de contourner les barrières…

Conclusion ?

Je pense qu’on paye la jeunesse de ces nouveaux services. Quand on est sur des services collaboratifs du type Wikipedia, il n’y a pas de confusion, on est à 100% sur un service collaboratif. Mais quand on fait un service collaboratif lié au e-commerce, on arrive sur un terrain où se mélange les idées collaboratives et les enjeux business.

Comme ces services ont réellement de la valeur pour les consommateurs, je n’ai pas de doute sur leur futur, mais je pense qu‘il va falloir du temps pour que ce marché “sédimente” et fasse émerger des acteurs ayant la taille critique et offrant un service plus équitable.

Microsoft veut contrer Adobe sur le mobile

La guerre fait rage entre Microsoft et Adobe, pour la maîtrise des interfaces.

Sur le PC, ça se traduit par la compétition entre Adobe Apollo et Microsoft WPF (voir les billets précédents qui parlent de ces technologies)

Adobe fait depuis plusieurs années des efforts pour porter la technologie Flash sur les mobiles.

La stratégie de Microsoft dans le monde du mobile, c’est avant tout l’OS Windows Mobile.

Logo de la société ZenzuiMicrosoft vient de lancer une nouvelle solution directement concurrente à Flash sur mobile : Zenzui.com.

Zenzui est une société, spin-off de Microsoft (technologie et financement via Microsoft).

Leur solution permet de développer des nouvelles applications avec des intefaces riches sur mobiles, en utilisant le zoom comme métaphore de navigation :

Copie d'écran d'un mobile avec la solution ZenzuiCopie d'écran d'un mobile avec la solution Zenzui

Le plus simple pour comprendre est de regarder la vidéo :

Que ce soit avec la solution d’Adobe, de Microsoft ou d’autres (Streamezzo, Bluesteake, …), toutes ces solutions ont en commun de permettre de développer des applications mobiles avec des interfaces vraiment riches et vraiment sympa.

Un élément fondamental dans cette course : les outils d’édition des contenus. Il faut pouvoir créer et modifier facilement les interfaces.
Un autre élément à garder en tête : le parc adressé. En effet, le monde des mobiles est un monde effroyablement hétérogène. Pour réussir, ces technologies devront être adaptées rapidement sur le plus grand nombre de plates-formes possibles, et ça, c’est vraiment pas simple…

Vivement que tout ça sorte, qu’on puisse vraiment faire du m-commerce !

Trouvé sur ReadWriteWeb

Pourquoi les retours d’usages des clients sont biaisés ?

C’est une méthode commerciale bien connue et très efficace : on fait parler un ou plusieurs clients lors de conférences.

Dans le monde du logiciel, c’est une pratique très souvent utilisée.

Des utilisateurs parlent de leur “joyeuse expérience” avec un produit logiciel et hop, ça convainc tout le monde. La force de conviction est en effet très forte, parce que l’utilisateur qui parle, on se dit qu’il est à priori neutre : il a choisi librement le produit, et s’il vient en parler, c’est qu’il est content.

En fait, les choses ne sont pas si simples que ça.

En fait, le gars, une fois qu’il a choisi un produit, il s’est engagé, par rapport à sa société, par rapport à ses collègues : il a engagé des frais et des moyens humains. Le système informatique de l’entreprise a du s’adapter au nouveau logiciel, avec des conséquences plus ou moins complexes…

Peut- il dire : “ok, je me suis trompé ?”

Très délicat pour lui. En fait, plus le logiciel a couté cher, et plus il est lié au produit, et même plus la société qui a acheté le produit est liée.

Exemple extrème, une boite qui vend des ERP très très cher (je vous laisse deviner…) ne peut avoir que des retours positifs : acheter un produit jusqu’à plusieurs millions d’euros, c’est forcément une décision où la direction générale s’est engagée. Vous imaginez qu’à un tel niveau, le gars puisse dire : “bad luck, mauvais choix !”. Non, forcément, il dira, en interne et à l’extérieur : “nous avons fait le bon choix”.

Cela veut il dire que les retours client, ça ne vaut rien ?

Non, d’abord parce que ça fait des présentations en général plus intéressantes, plus concrêtes.

Ensuite, il faut apprendre à lire entre les lignes. On arrive bien souvent à faire la différence entre un client vraiment content et un client “moyennement” satisfait.

Mais si c’est possible, le mieux, c’est d’aller discuter en face à face avec les utilisateurs. Hors des micros, les langues se délient.

Enfin, si on veut vraiment avoir un retour client qualifié, l’idéal est d’aller voir sur le terrain, avec les “non gradés” qui utilisent vraiment le service, ou qui le mettent en oeuvre. Là, on aura un vrai retour !

Apprendre à écouter

Vu sur le blog de Guy Kawasaki (En anglais).

C’est Eric Schmidt, le patron de Google qui parle ici (En anglais) :

“You don’t learn very much when you yourself are talking.”

A méditer !

JV Web : achète des mots clés pour vous !

Vous connaissez JV Web ?

Je vous ai déjà bien souvent parlé de l’affiliation qui est un booster clé du ecommerce.

Vous pouvez aller sur ce billet pour une introduction sur l’affiliation, ou aller ici pour voir tous les billets sur ce sujet).

Une fois qu’un marchand a lancé un programme sur une plate-forme d’affiliation, plusieurs types d’acteurs peuvent d’emparer du programme, pour faire du business et booster les ventes du site.

Un acteur particulier est appelé “keyworder” (pas beau mais efficace !).

Ils achètent des mots clés, sur les plate-formes de publicité en ligne (Google Adwords & co), et amènent donc du trafic sur le site marchand, en prenant une commission d’affiliation au passage.

Pour le marchand, le keyworder est un affilié comme un autre.

Voici un petit schéma pour illustrer la chaîne de valeur :

Schéma présentant l'ensemble des acteurs de la chaîne avec le marchand, la plate forme d'affiliation, le keyworder, et les moteurs de publicité

Dans cet exemple fictif, le site marchand Discounteo a un programme d’affiliation avec la plate-forme d’affiliation Cibleclick.

JVWeb, attiré par le programme attractif de Discounteo (produits grands public, prix attractifs, …), achète des mots clés sur les principales plate-formes de publicité en ligne.

Si un Internaute clique sur l’un des liens sponsorisé édité par JVWeb, il va bien arriver sur la page produit de Discounteo, mais via le keyworder. Dans ce cas, chacun touche sa commission définie par le programme d’affiliation (le keyworder et la plate-forme d’affiliation).

Ce qui me semble vraiment remarquable, c’est que les keyworders ne travaillent qu’à la performance : leurs seuls revenus sont ceux générés par le programme d’affiliation.

Ils prennent donc tous les risques financiers, quands ils décident de lancer une campagne avec un marchand.

Pourquoi les marchands ne font pas eux-même ce travail ?

Bonne question (merci) : parce-que c’est un vrai métier ! Une boite comme JV Web est un savant mixe de différentes compétences (sémantique, expertise sur les moteurs de recherche, analyse des usages sur Internet) plus quelques outils logiciels.

OhMyBuzz mixe tout !

OhMyBuzz a ouvert “ses portes” il y a quelques semaines déjà.

Logo OhMyBuzz

Pour les marchands, du monde réel (restaurant, magasin, …) ou de l’Internet, c’est un espace pour communiquer, pour faire la promotion de son service.

Pour les consommateurs, Ohmybuzz est un endroit pour chercher des bons plans (réel ou virtuel donc).

Ce sont les marchands qui poussent leurs offres, et les clients qui votent et commentent les offres.

Par exemple, je cherche un restaurant près de chez moi :

Exemple de recherche de resto, avec visualisation des résultats sur une carte

Ohmybuzz propose la liste des marchands qui correspondent à ma requête, et les affiche sur une carte, grâce à un mashup avec le service Google Maps.

Pour les services en ligne, quand on clique sur une offre, on est redirigé vers le site marchand, comme pour un comparateur de prix par exemple.

Les réponses sont triées, avec, si j’ai bien compris, un mix entre les votes des utilisateurs et le budget mis par le marchand pour pousser le service.

Un service peut donc apparaitre avant un autre, soit parce que le marchand a payé pour ça, soit parce que les utilisateurs ont voté pour ce service.

Maintenant, il faut que la “sauce” prenne, et il faut voir comment tout ça va évoluer. Les marchands vont-ils bien vivre l’idée de payer pour faire remonter leur service en tête de liste, et que d’autres services apparaissent avant, s’ils sont plus populaires ? A contrario, les usagers vont-ils trouver  normal que des services apparaissent en tête de liste parce que des marchands ont payé pour ça, alors que des services plus populaires sont plus bas ?

Aujourd’hui, l’enjeu pour Ohmybuzz, c’est surtout que les usages décollent, et qu’il y ait suffisamment de services proposés pour qu’un utilisateur y trouve son compte.

A suivre donc !

Les lecteurs RSS que vous utilisez

Suite logique à mon billet précédent, voici les lecteurs RSS que vous utilisez, d’après Feedburner :

Statistiques sur les lecteurs RSS utilisés par les lecteurs de ce blog

Ce qui me semble marquant, c’est la très nette domination de Netvibes : 40% !

Je ne suis pas sûr que ce soit représentatif de l’usage des RSS.