Etude de cas d’affiliation : Promovacances & First Coffee

Le décors :

Logo Promovacances

Promovacances, c’est 600 000 clients en 2006, 2000 avions affrétés par ans.

FirstCoffee est la filiale française de Zanox (en fait, Zanox a racheté FirstCoffee)

Comme pour l’étude de cas sur Snapfish, j’ai été marqué par le côté “animation commerciale” du programme d’affiliation.

La responsable marketing de Promovacances, qui nous a fait cette présentation, a une pêche énorme, et quand elle parle d’animation, on sent bien que ça doit “briller de partout” !

De la part de FirstCoffee, ils nous ont pas mal parlé du travail qu’ils font pour comprendre et aider les affiliés : savoir qui ils sont (homme à 83%, 62% gagnent plus de 30 000 € par ans, 2% gagnent plus de 2 millions € par ans…). Le message de FirstCoffee, c’est qu’aujourd’hui, les affiliés ont le choix : ils peuvent sélectionner les meilleurs programmes d’affiliation. Aux e-marchands d’être les meilleurs.

Ils étudient les affiliés, car ce qu’ils pensent, c’est qu’un réseau commercial, pour qu’il fonctionne, il faut le connaitre, puis lui donner les éléments qui vont bien :

  • Le bon produit ;
  • Au bon prix !
  • Des outils de vente riches, variés (images et animations GIF souvent renouvelées, à des formats très divers). Dans le cas de Promovacances, c’est plus de mille (!) visuels qui ont été mis à la disposition des affiliés ;

Dans le domaine des voyages, comme de la high tech, on atteint des taux de transformation de 2% (alors que ces taux sont plutôt de 0,7 à 0,8% en moyenne sur les autres produits). Taux de transfert, ça veut dire que pour 100 affichages de la publicité, X% des clients achètent le produit.

Pour info, un tableau des taux de transformations, en fonction du support utilisé :

Ce qu’ils appellent XML, c’est en fait des gabarits HTML, alimentés par des flux XML dynamiques, permettant d’avoir des offres à jour en temps réel.

Ce qui est marquant de mon point de vue, c’est

  • L’écart type : le très grand écart entre le taux min et max. Celà montre bien que le format n’est pas le seul paramètre. Il faut que tous les paramètres (produit, prix, …) soient bons pour arriver, par exemple, à des taux de transformation de 4% (ce qui est énorme !).
  • La très forte supériorité des formats dits XML, qui permettent des contenus plus riches, plus dynamiques et mieux adaptés aux sites des affiliés.

Dell 2.0 ?

Dell utilise les interfaces riches sur son site de vente depuis quelques mois déjà (je vous en avais déjà parlé ici).

Mais depuis quelques jours, Dell a également ouvert de nouveaux espaces d’échanges :

C’est un site d’échange d’idées, entre Dell et ses clients. Chacun peut proposer des idées, qui pour lesquelles on peut voter (à la façon Digg). Dell s’offre donc la possibilité d’écouter ses clients, et d’imaginer les nouveaux produits avec eux.

C’est un blog qui permet d’échanger, entre Dell et ses clients.

Enfin, DellStudio est un espace pour partager des vidéos sur les produits Dell (comment installer un écran plat, …).

(info trouvée sur readwriteweb également reprise par techcrunch)

La vidéo sort du cadre

Toujours sur le Forum e-marketing, j’ai assisté à une présentation de la société onePoint marketing.

On parle beaucoup du pouvoir de la vidéo, sa capacité à capter l’attention des utilisateurs… et d’ailleur, la vidéo commence à apparaître dans pas mal de sites.

Mais avec Flash, on peut aller beaucoup plus loin :

  • Chapitrer la vidéo, comme dans un DVD, avec la possibilité d’aller directement sur une séquence donnée ;
  • Synchroniser la vidéo avec d’autres éléments graphiques, des images, des formulaires, d’autres animations…
  • Faire se chevaucher la vidéo et d’autres éléments graphiques, statiques ou animés, de manière à ce que la vidéo soit complètement intégrée dans l’ensemble de la page Web.

Tout celà donne un côté vraiment riche, attractif, vivant, et étonnant.

Premier exemple, de présentation de l’offre onePoint :

One Point TV

Le fond, derrière la présentatrice, est actif, on peut cliquer que les différentes zones.

Deuxième exemple avec Elite Auto :

One Point TV

A gauche, le menu permet d’accéder directement à la séquence voulue. A droite, la vidéo présente l’offre. Pour Elite Auto, qui est un marchand 100% virtuel, celà donne une impression beaucoup plus réelle, avec un grand magasin… 100% digital.

Dernier exemple, c’est une publicité pour McAfee :

One Point TV

On voit deux vidéos en parallèle (a gauche sans anti-virus, à droite avec : l’anti virus est donc directement lié au noeud de cravate). A la fin de la vidéo, un formulaire apparait sur la vidéo.

Les différents cas d’utilisations :

  • eMailing (publicité, …) : le mail est léger car il ne contient qu’un lien ves la vidéo. Le taux de transformation est beaucoup plus élever qu’avec une campagne d’emailing plus traditionnelle.
  • Formation : la RATP a par exemple réalisé une formation de ses équipes qu’elles soient mieux pour les aveugles.
  • Enrichissement d’un site web.

Tout celà est réalisé avec des moyens très légers, car tout est fait avec un écran bleu, en studio.

Lors de la présentation, le “client heureux”, c’est le patron de SOS PC Assistance, qui a utilisé les services de onePoint pour faire de la pub pour un scanner Fujitsu, intégrant une fonction permettant de transférer directement les documents scannés dans des formats adaptés (Word, Excel, PDF, …). Ces fonctions ne sont pas très simple à expliquer (la preuve !), mais avec une petite vidéo, tout devient plus clair !

Si la vidéo est utilisée pour de la publicité, le business model peut être le suivant :

  • Réalisation de la vidéo : entre 5000 et 10000 euros. Celà inclus le prix de l’écriture du scénario, le tournage, la réalisation du film et des annimations, et la mise en ligne sur le serveur onePoint.
  • CPC (Coût au clic) ou CPA (Coût à l’achat).

IBM et Second Life

IBM et Second Life : c’est quoi le rapport ?

SL IBM

Bon, d’accord, IBM a des batiments dans Second Life, et alors ?

Lors d’une conférence sur le e-commerce 2.0, IBM nous a parlé de sa vision du futur, et du V-commerce (pour Virtual commerce).

Et dans le lot, il y avait SecondLife.

IBM propose d’explorer le lien entre le e-commerce et Second Life, mis en oeuvre par la solution IBM Websphere Commerce.

Pour faire du commerce virtuel ? Non non, pour acheter des produits bien réels, depuis Second Life.

Pour l’instant, quand on veut faire ça, on sort de Second Life, pour terminer la transaction dans une page Web bien classique.

IBM travaillerai donc à une intégration plus forte et plus fine entre sa solution e-commerce et Second Life. Le speaker dIBM (Philippe Bournhonesque, du software Goup), nous a également dit qu’IBM travaille au développement de son propre espace virtuel pour e-commerce, qu’ils hébergeraient, et qui permettrait d’inter-connecter les différentes boutiques virtuels (un “Second Life” bis quoi).

Le contexte, c’est qu’IBM à lancé un programme d’innovation, sur près de trois ans (2006 - 2008). Ils ont commencés par un gigantesque brainstorm avec 150.000 personnes (!) : des employés d’IBM plus des partenaires.

Il en est sorti quelquechose comme 40.000 idées !

Les gars d’IBM, ils ont tout trié, catégorisés, filtré… pour retenir 10 idées, avec chacune 10 Millions de $ de budget.

La technique du “pied dans la porte” : toujours aussi efficace !

Vous connaissez la technique du pied dans la porte ?

C’est une bonne vielle méthode commerciale, qui consiste à vous mettre dans une dynamique positive, en vous proposant quelque chose de facile à accepter, puis à vous proposer ensuite le “vrai” produit, en général, plus dur à avaler.

Tout celà a bien été analysé dans un très bon livre : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens : si on demande directement un euro à un passant, on a de bonnes chances d’essuyer un refus. Si on commence par demander l’heure, et qu’ensuite on demande un euro, les chances de succès sont beaucoup plus élevées.

Ces tecniques sont bien souvent utilisées par tous les marchands. On peut naturellement transposer ces techniques sur Internet.

Par exemple, pour pousser l’utilisateur à installer un gros logiciel, on peut commencer par lui proposer une petite mise à jour :

Puis, quand l’utilisateur est dans une démarche positive, on peut lui faire avaler la vraie pilule :

Dans cet exemple, aimablement proposé par Microsoft, on passe de 2,8 Mo (l’accroche) à 84 Mo (la pilule) !

Je suis bien certain que les taux de convertions sont beaucoup plus élevés avec cette technique que si on demandait directement aux utilisateurs de télécharger une mise à jours de 84 Mo.

Le Web 2.0 vue par Clever Age

Clever-Age, c’est une société de services, plutôt orientée “architecture technique”, principalement open-source (mais pas exclusivement, ils font également du .NET par exemple).

Ils ont un joli nuage de tags pour illustrer ce qui se cache derrière le Web 2.0 (je ne sais pas si c’est eux qui l’ont fait, ça n’empêche pas d’être joli !) :

Nuage de tags Web 2.0

Il y a tout un article sur le Web 2.0 .

Ils ont également des livres blancs intéressants, par exemple sur les frameworks Ajax.

Enfin, ils organisent des p’tits dej’ sur des thèmes d’actualités, comme celui la sur les Framworks open source Java le Jeudi 1er Mars, à 8h30.

Snapfish, Un exemple de stratégie d’affiliation “musclée”

Toujours sur le Forum e-marketing, Snapfish nous a raconté comment ils ont utilisés l’affiliation pour booster les ventes.

Snapfish, c’est le leader mondial du tirage de la photo en ligne (en tout cas c’est ce qu’ils disent). Derrière, il y a une petite boite : HP.

Mais Snapfish est arrivé en retard sur le marché Français (merci Michel !).

Il fallait donc développer une stratégie agressive pour gagner des parts de marchés.

Pour faire ça, Snapfish a mis en oeuvre de gros moyens :

  • Référencement naturel ;
  • Search Marketing (achat de mots clés) ;
  • Campagnes d’emailing ;
  • Jeux, concours ;
  • Programme d’affiliation musclé !

Pour le programme d’affiliation, voici ce que j’ai noté :

  • Snapfish a lancé une offre gratuite pour attirer les nouveaux clients : 40 tirages offerts, transport compris, pour tout nouveau client ;
  • Malgés la gratuité de l’offre, Snapfish a rémunéré les affiliés, à hauteur de 8€ par nouveau client apporté (je ne sais pas si c’est encore ouvert) !
  • Ce programme a permi de recruter plus de milles affiliés et à rapporté entre 20 à 25% de nouveaux clients, avec plusieurs centaines de milliers de clics !

Ils ont choisi comme plate-forme d’affiliation CibleClick :

Ce que dit CibleClick, c’est qu’un programme d’affiliation, pour que ça marche, il faut le considérer comme un produit, qu’il faut vendre aux affiliés, et qu’il faut animer dans la durée.

Vente directe et indirecte sur Internet

Comme c’est un sujet qui est particulièrement important, et qui n’est pas nécessairement bien compris, le mieux est de commencer par le début.

Partons du client. Il peut acheter un produit directement en allant sur le site marchand :

Il peut également aller sur un blog, qui lui vante les mérites d’un produit, d’un livre par exemple :

Dans ce cas, le blog est en fait un partenaire du site marchand (Amazon dans cet exemple).

L’auteur du blog s’est inscrit au programme de partenariat d’Amazon.

Après cette inscription, il peut vendre des produits du site Amazon depuis son blog (ou tout autre site Web). Si l’un de ses lecteurs achète un produit via le blog, il recevra une commission (5 à 10% en moyenne).

Ce business, des ventes indirectes, est devenu un énorme marché. Certains commerçants font plus de 20% de leurs ventes de cette manière, via des sites web partenaires, ou affiliés.

Les sites affiliés, c’est aujourd’hui plutôt des professionnels de la revente. Il y a plusieurs cas :

  • Les sites web thématiques, qui font la promotion de produits liés au sujet du site (ex : site sur la martinique, avec mise en avant de tous les voyages vers cette destination) ;
  • Les sites de cash-back : ces sites proposent de partager la commission proposée par le marchand. C’est comme ça qu’ils proposent de reverser de l’argent aux clients qui achètent sur ces sites (ex : CashStore) ;
  • Les sites de jeux, de concours ;

Les affiliés travaillent directement avec les marchands ? Et bien non ! Ils travaillent avec des plate-formes d’affiliations.

Qui sont ces acteurs ? Des entreprises comme CommissionJunction, FirstCoffee, TradeDoubler, CibleClick, …

Voila donc la chaîne de valeur, en incluant ces plate-formes d’affiliations :

Dans cette chaîne, lors d’un achat, la commission consentie par le site marchand est répartie entre la plate-forme et le site affilié.

Marketing 2.0 ?

Je vous en avais parlé ici, je suis allé ce soir à l’ADETEM au club du Marketing 2.0.

Pas mal de monde à cette réunion, avec des profils très variés : consultants, responsables marketing de gands groupes, …

Le format, c’est une réunion assez décontractée, avec un orateur qui présente un sujet.

Ce soir, c’était Thierry Maillet qui s’y collait, auteur du livre Génération Participation.

C’était déconcertant pour moi : je pensais qu’on parlerait “marketing d’entreprise”, avec des réflexions sur les évolutions du marketing, mais dans la logique de l’entreprise : faire plus de revenus quoi !

Là, c’était pas le sujet.

Le sujet, c’était plutôt plein de réflexions sur “où va le monde” : nos désillusions, nos hyper-tout (hyper consommateur, hyper actif, …).

On a également échangé des réflexions philosophiques sur le rôle des entreprises dans la société : rendre les clients heureux ou “faire de l’argent” ?

J’ai entre autre appris que :

  • Les notions du Web 2.0, comme la co-création, étaient bien antérieures à ce courant, et qu’on parlait déjà de consom’acteur en 2001 ;
  • Que depuis 1975, il y a dans le monde quatre fois plus de démocraties, et deux fois moins de guerres ;
  • Il existe 650 références de yaourts ;
  • Les entreprises modernes, comme Apple, eBay, Amazon, … s’écrivent en minuscules, alors que les marques plus anciennes, comme RENAULT, HERMES, s’écrivent en MAJUSCULES. Cela traduirait une attitude de conquête, de domination pour les dernières, alors que les valeurs des minuscules seraient plus modestes (Microsoft, modeste, hum, il va falloir y réfléchir…) ;
  • Le Web 1.0 est masculin et le Web 2.0 est féminin (je me demande ce que sera la prochaine version ;) ) ;

Vivement la prochaine réunion !

Scene7 : une solution originale pour gérer les images

Les sites marchands utilisent de plus en plus les images pour présenter les articles, et c’est pas prêt de s’arrêter !

On a des petites images dans les listes pour avoir un aperçu du produit le plus en amont possible.

Puis vient la fiche produit, avec une vue plus détaillée.

Et enfin, il y a la vue “zoom” qui permet de voir l’objet de plus près, avec des gros plans sur des détails.

Tout cela, c’est très important pour une expérience utilisateur réussie.

Aujourd’hui, la solution pour la plupart des sites, ça consiste à stocker autant de photos qu’il y a de vues.

C’est là qu’intervient Scene7, une startup de la Silicon Valley, que j’ai rencontrée sur le stand de Prosodie, lors du Forum e-marketing :

Leur solution logicielle propose une approche différente. Ils proposent de ne stocker qu’une image haute résolution du produit, typiquement 2000 * 2000 pixels.

Ensuite, quand le site marchand a besoin d’insérer une image dans une page, il fait une requête à la plate-forme Scene7, en précisant le produit, la taille de l’image souhaitée, la résolution, la couleur de fond, et hop, le système Scene7 retourne pile-poil la bonne image.

Bon, ça, c’est la fonction basique, que vous pouvez directement essayer sur ce service de démo :

Démo Scene7, pour une taille de 30

On peut aller beaucoup plus loin, en mixant le serveur de Scene7 avec des pages Ajax.

Exemple sur le site andsend.com :

Exempe d'utilisation de Scene7

La fonction de zoom est très intuitive, on peut “naviguer” dans la photo avec un très bon niveau de détail, sans ouvrir un popup :

Exempe d'utilisation de Scene7

Scene7 propose deux modèles de commercialisation :

  • Ils peuvent vendre une licence de leur produit. Dans ce cas, le marchand doit lui même héberger les serveurs pour délivrer ce service.
  • Ils proposent également un modèle ASP.

Je dois avoir des infos sur le pricing dans les semaines à venir. Dès que j’ai ça, je vous le dis !