Apollo : décollage imminent

Décollage d'Apollo

Je vous en avait parlé dans ce billet, Apollo, c’est la solution d’Adobe pour réaliser des applications avec des interfaces riches, de tye Flash.

C’est donc une technologie directement concurrente de Microsoft WPF.

La compétition est donc très forte entre les deux géants. Adobe a plus d’expérience et plus de légitimité dans les formats “Rich Media” avec Flash. Microsoft a l’avantage de la plate-forme Windows, avantagebien souvent exploité par le passé (exit Borland, Netscape).

La road map pour Apollo, c’est :

  • Mi 2007 : Sortie de la première release “Beta” du produit ;
  • Fin 2007 : Sortie de la release 1.0 du produit, incluant des outils pour la publication de médias Vidéo.

Pour Microsoft, comme pour Flash, il me semble qu’un des enjeux majeur, c’est la sécurité. Sortir du navigateur, c’est bien, mais pour l’utilisateur, il ne faut pas que ce soit une porte ouverte pour les virus.
A suivre de prêt !
(plus d’infos sur ReadWriteWeb En anglais)

Lecteurs RSS : un peu de concentration ne nuirait pas !

Icône symbolisant un flux RSSComme beaucoup d’entre vous, je suis un grand consommateur de flux RSS.

Quand on tombe sur un site intéressant, la première question angoissante est : “y a-t-il un flux sur cette page ?” et on recherche nerveusement l’icône…

Vous avez sans doute comme moi trouvé ce genre de liste sur certains sites :

Liste des lecteurs RSS

Argh : mon lecteur de flux n’y est pas !

On peut également trouver ce genre de “sapin de noel” :

Liste de lecteurs RSS avec des icones

C’est plus jolie, non ? (ceci dit, mon lecteur RSS favori n’y est toujours pas ;-) ! )

Bon, plus sérieusement, celà met en avant la jeunesse du “marché RSS”, avec une explosion du nombre de solution.

Comme le dit fort justement notre Capitaine Commerce, les flux RSS sont aujourd’hui largement sous exploités, et ils peuvent permettre de créer et d’entretenir un lien étroit entre les marchands et les clients.

Vers un monde ASP

Bon, vous en avez sans doute entendu parler : Google vient de sortir une offre, pour les entreprises, qui regroupe une suite logicielle de type ‘office’ avec, tout un tas d’applications pour chaque utilisateur (GMail, Calandar, Docs & Spreadsheets…) tout cela assorti de 10 Go de stockage par usager plus des API pour lancer un écosystème de partenaires, qui vont pouvoir enrichir l’offre de base et l’adapter à des besoins métiers particuliers.

La vrai nouveauté, c’est bien entendu le fait que ces applications sont en ligne, et donc ne nécessitent aucune installation sur le disque. C’est le mode ASP (Application Service Provider).

Quels sont les avantages de ce modèle ?

  • Pas d’installation sur l’ordinateur. Conséquence : pas de problème de compatibilité, de configuation, …
  • Mobilité : l’utilisateur peut changer d’ordinateur. Il retrouve son environnement quelque soit l’ordinateur sur lequel il travaille ;
  • Evolutivité : les applications en ligne évoluent sans que l’utilisateur n’ait à faire la moindre manipulation ;
  • Partage : comme les données sont gérées par le serveur, elles peuvent facilement être partagées entre plusieurs utilisateurs. Cela facilite donc le travail en groupe ;
  • Pas de frais d’administration : comme les applications ne sont pas installées localement, les entreprises n’ont donc pas de frais pour administrer ces applications.

Quels sont les inconvénients ?

  • Temps de réponse : Il faut disposer d’un réseau suffisamment rapide pour avoir un bon confort d’utilisation, avec des temps de réponse acceptables ;
  • Pas de mode off-line : on n’accède aux applications que quand on est connecté. Impossible donc d’accéder aux services distants quand on n’a pas de réseau ;

Mais surtout, il faut avoir confiance dans la société qui fournit les services :

  • Pour déléguer la gestion des données de l’entreprise ou données personnelles sensibles ;
  • Confiance également car on ne peut plus travailler si le service ne fonctionne pas ;
  • On doit également avoir la garantie qu’on ne sera pas prisonier d’un acteur particulier : on doit donc pouvoir récupérer ses données, dans un format “intelligible”, et travailler avec un autre fournisseur de services.

Si on reprend les inconvénients, le problème du dimensionnement du réseau va de plus en plus s’estomper, avec des réseaux de plus en plus gros.

Pour le mode off-line, on voit déjà apparaitre les solutions, avec des applications en ligne, quand même accessible quand il n’y a pas de réseau (voir les technologies type Apollo ou WPF).

Le point clé, c’est donc la confiance. Est-ce un point bloquant ? Je ne crois pas. L’analogie avec la banque me semble bon : personne aujourd’hui ne gèrerait son argent sans une banque. Pourtant, c’est précieux, l’argent. Mais on délègue la gestion de ce bien, parce qu’on a confiance dans la banque.

Vous l’avez compris, je pense qu’à terme, les applications seront de plus en plus souvent gérées dans un mode “ASP évolué”, intégrant un mode off-line. C’est le sens de l”histoire.

Bien sûr, le mode ASP est déjà utilisé par plusieurs sociétés, avec notamment Salesforce.com qui se développe plutôt bien depuis les années 2000 :

Croissance de Salesforce.com

La généralisation du modèle ASP va prendre un peu de temps (plusieurs années), le temps que les réseaux soient encore un peu plus “gros”, que les technologies mixte on-line et off-line soient plus au point, et que les mentalités évoluent, tant côté fournisseur de services que côté utilisateur.

Le New York Times lance une application WPF

WPF, c’est le nouveau format de Microsoft, concurrent d’Apollo d’Adobe, qui permet de réaliser des applications, hors du navigateur Internet.

J’ai déjà parlé de cette technologie, par exemple dans ce billet sur l’application de la Fnac.

Ces nouvelles technologies sont importantes pour le e-commerce, car elles promettent de nouvelles façons d’interagir avec les clients.

Le New York Times vient de lancer sa propre application, et j’ai un peu joué avec.

Comme toujours avec ces technologies, il faut commencer par télécharger une application. Le processus est assez rapide, pour peu qu’on ait déjà Windows Vista, ou bien alors il faut installer le dernier framework .NET de Microsoft (plus de 80 Mo !).

Une fois cette étape franchie, on peut lancer l’application du New York Times depuis le menu démarrer de Windows. Au lancement, l’application est “vide” : il faut synchroniser les données. C’est cette synchronisation qui permettra par la suite un usage mixte On-line / Off-line, c’est à dire pouvoir lancer l’application, naviguer dans les contenus même quand l’ordinateur n’est pas connecté.

Page d'accueil de l'application du New York Times, avec téléchargement progressif

Première bonne surprise, le contenu s’affiche au fur et à mesure que les contenus sont synchronisés (pas la peine donc d’attendre que la synchronisation soit finie).

Page d'accueil de l'application du New York Times, avec téléchargement terminé

La page d’accueil, c’est la une du quotidien. On peut cliquer sur chaque grand titre, pour voir l’article en détail.

On peut également cliquer sur les boutons du haut, soit pour afficher une page d’accueil sur un thème particulier (monde, éco, sport, …), soit pour afficher un menu qui permet d’accéder directement à un article du thème chois. Exemple  :
Menu pour accéder à un article

Une fois sur un article, l’utilisateur a la possibilité de choisir la taille de la police. La pagination des articles est automatiquement recalculée, en fonction de la taille de la fenêtre, de la taille de la police, et évidement de la taille de l’article. Dans cette application, pas d’ascenseur : on navigue de page en page.

L’option d’impression est également très propre avec une mise en page très soignée, bien loin des impressions de pages Web :

Impression d'un article

Certaines pages contiennent des publicités :

Publicité dans un article

Au final, j’ai trouvé l’ergonomie du service vraiment très bonne, très claire, très intuitive. J’ai en particulier apprécié l’idée d’une navigation “plate” sans effet 3D inutile.

Un exemple à suivre donc…

Etude de cas de réalisation d’un site marchand : Conrad avec IBM

Conrad est une société allemande, qui souhaite ouvrir un site marchand en France, avec une solution maîtrisée par la filiale française.
Conrad, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est tout le matériel pour les bricoleurs “électronique”. Ils ont donc un très grand nombre de références (80.000 à la maison mère, 25.000 en France).

(page d’accueil du site Conrad.fr, inspiré par le marketing de CDiscount ?)

Conrad vend soit au travers ses magasins, soit via de la Vente par correspondance classique (catalogue), soit via le Web.
Quels sont les spécificités de la France ? Le paiement par carte bleue et les mécanismes de codes actions (codes pour des promotions). Ces usages ne sont pas développés en Allemagne.

Conrad a réalisé son cahier des charges, puis lancé un appel d’offre.

Comment choisir entre du “sur mesure” et une solution portée par un grand éditeur comme IBM ? Les réponses de Conrad :

  • Les budgets sont équivalents (cela veut dire que dans le cas de Conrad, et avec les sociétés consultées, les coûts de développements spécifiques étaient plus élevées que les coûts de licence) ;
  • Avoir un partenaire solide pour faire évoluer la solution dans le temps ;
  • Savoir qu’on pourra, dans la durée, racheter des modules complémentaires pour faire évoluer la solution ;
  • On peut également imaginer que le choix d’IBM est un choix “rassurant” pour une filiale française, par rapport à la maison mère allemande.

Une des fonctions essentielle pour Conrad : automatiser le lien entre la base de données de référence des produits (Base Genome ?) et le site marchand.

Finalement, Conrad est satisfait : le site est en ligne et les revenus sont là. Mais la réalisation n’a pas été sans douleur, avec six mois de retard par rapport à la date de livraison initialement prévue.

Le site a permi de gérer 350.000 visiteurs uniques en décembre 2006, contre trois fois moins en 2005.

Le site est hébergé chez Pictime, sur 14 serveurs (des seveurs de productions, de pré-production et de développement).

Conrad a payé 300.000 € de frais de licences + matériel à IBM. Ils ont du ensuite payer pour les développements (mais je n’ai pas les chiffres, probablement autant ?). Les développements d’intégration ont été réalisés par Pictime.

Etude de cas de réalisation d’un site marchand : MaxiBatteries avec Prosodie

MaxiBatteries, c’est une startup qui vend, comme son nom l’indique, des batteries.

Cette société à lancé un premier site marchand aux US.

Le positionnement : Vendre tout type de batterie rechargeable (batterie de voiture, de téléphone, piles rechargeables…). C’est donc un marché de niche trés spécialisé. Le site joue sur le côté écolo (des batteries, c’est moins poluant que des piles), sur le côté spécialiste (vous trouverez la batterie dont vous avez besoin) et sur le côté technologique (ils ont démarré aux US avec une batterie d’une nouvelle génération).

Donc, après un lancement réussi aux US, BatterieMax souhaite lancer les opérations en europe. Il s’agit donc de réaliser un site marchand multi-langue, multi-devises, multi-pays, avec des offres marketing spécialisés par pays.

L’objectif de MaxiBatteries, c’est de faire 1 Millions € de chiffre d’affaires au bout d’un an. Pourtant cette société démarre dans un contexte très concurrentiel, avec par exemple futurebatteries.com comme concurent assez direct.

Prosodie a bâti une solution e-commerce en assemblant des composants open-sourses.

Prosodie ne vend donc pas de licences, mais vend le service pour l’adaptation de leur solution e-commerce aux besoins spécifiques du client.

Pour développer le site MaxiBattaries, Prosodie à mobilisé un directeur de projet, un chef de projet, et une équipe de 5 à 10 développeurs . La durée du projet à été de trois mois. Je n’ai pas eu l’info directement, mais en faisant un rapide calcul, à partir des prix du marché pour les Chefs de projets et développeurs, on peut estimer que MaxiBatteries à du payer autour de 260.000 euros pour la réalisation du site (et n’a donc pas payé de licence logicielle).

Le site doit être ouvert dans les semaines à venir… A suivre donc.

Vista empoisonne la vie de Google

Avec Windows Vista, Microsoft en profite pour pousser ses propres services, et en particulier le service de recherche Windows Live.

Pour un utilisateur de Vista, les options par défaut le pousseront à utiliser les services de Microsoft plutôt que ceux de Google.

Le trafic sur le site de Google s’en ressent-il ? Oui, d’après Alexa :

Impact de la vente de Vista sur les hits de Google

On voit bien que depuis la commercialisation de Vista aux US, le trafic de Google baisse (0,5%).

Ce n’est encore qu’un “micro signe”. Il faudra attendre quelques mois supplémentaires pour avoir une tendance vraiment claire.

Aujourd’hui, les “grands” moteurs de recherche se valent. Il n’est donc pas évident que les utilisateurs iront changer les options par défaut dans Vista pour remettre Google comme moteur de recherche par défaut.

A voir comment Google peut réagir :

  • Faire un procès anti-trust contre Microsoft (mais ça prend du temps !) ?
  • Sortir une innovation technologique pour mieux se différentier (mais il faut l’avoir !) ?
  • Continuer à enrichir les autres services (Maps, suite office en ligne, …) ?

(info trouvée sur readwriteweb)

Flex et le navigateur Internet

Flex permet de réaliser de véritables applications qui, incidemment, tournent dans la fenêtre du navigateur Internet.

Mais avec Flex, on est bien loin du mode pour lequel le navigateur avait été fait : consulter des pages, avec des liens.

Résultat, des fonctions fondamentales du Web et du navigateur sont un peu bousculées :

  • Les moteurs de recherches sont largués : un peu comme si on voulait chercher dans une application (ça veut dire quoi chercher dans l’application Word par exemple ?) ;
  • Les liens (bookmarks) ne marchent plus : Et oui, une application n’est pas faite de pages. Un lien n’a donc pas de sens.
  • Le bouton back ne marche pas : effectivement, si le bouton back a tout son sens quand on navique dans des pages, cela perd tout son sens quand on utilise une véritable application.

Alors, pourquoi utiliser le navigateur pour exécuter des applications de type Flex ?

D’abord, cela reste une question ouverte, puisque plusieurs acteurs majeurs (Adobe, Microsoft) travaillent sur la question (ex : Apollo pour Adobe), et qu’on peut déjà tester quelques résultats (ex : l’application de la Fnac).

Ensuite, le navigateur apporte pas mal d’avantages :

  • Règles de sécurité : le navigateur garantit, peu ou prou, que ce qui est exécuté dans le navigateur n’ira pas “polluer” le reste de l’ordinateur (accéder aux fichiers locaux, …). Concrètement, pour les utilisateurs, c’est une garantie contre les virus ;
  • Simplicité d’accès à l’application : l’utilisateur n’a pas besoin d’installer l’application. Elle se lance automatiquement dans la fenêtre du navigateur ;
  • L’application sera toujours à jour puisqu’elle est chargée à chaque exécution ;
  • Pour beaucoup d’utilisateurs, devoir installer une application est un frein (risque de virus, de déstabiliser le fragile équilibre du PC, …). Avoir une application qui s’exécute dans le navigateur, sans rien avoir à installer permet donc d’atteindre beaucoup plus d’utilisateurs.

Alors, dans le navigateur ou hors de celui-ci ?

Je pense que :

  • Les deux modes vont vivre en parallèle un bon bout de temps.
  • Cela fait pas mal de temps que divers acteurs essayent de sortir de ce sacré navigateur, et le mode ‘dedans’ survit bien.
  • Un environnement pour lancer des applications directement depuis le bureau de l’ordinateur, c’était bien l’une des promesses de Java, non ?
  • Flex (ou équivalent) peut être utilisé pour faire des “micro applications” à l’intérieur de pages Web (CF les services financiers de Yahoo). Dans ce cas, on est clairement dans le mode ‘dedans’ ;
  • Flex peut également être utilisé pour réaliser des applications plus complètes. Dans ce cas, la question du “dedans ou dehors” prend tout son sens ;

(j’ai écrit ce billet suite à la lecture de ce billet de Ryan Stewart)

DLinkTV : la vidéo pour aider les utilisateurs

Les équipements vendues par DLink sont très techniques (modems, routers, …).

DLink vient d’ouvrir un portail vidéo pour mieux expliquer aux clients comment choisir un équipement, et comment l’installer :

DLinkTV

Bon, d’accord, les gars qui font la présentation ne sont probablement pas des grands pros, ils semblent un peu coincés, un peu gênés d’être là. Et puis, la présentation du site n’est pas très “fun”.

Mais c’est clairement une bonne idée que d’utiliser la vidéo pour aider les utilisateurs, soit pour l’avant vente, soit pour l’après vente.

(trouvé sur radio-canada)

La vision du e-commerce 2.0 d’IBM

Philippe Bournhonesque du Software Group d’IBM, nous a présenté, lors du Forum e-marketing, la vision d’IBM pour le commerce 2.0.

Moteur de recherche en langage naturel

On le sait bien, la fonction de recherche est vraiment l’une des fonctions clé d’un site marchand.

IBM a racheté une technologie, intégrée dans la suite logicielle Websphere : Omnifind Content Discovery.

Exemple de mise en oeuvre dans la boutique NeimanMarcus, quand on tape “white prada handbag”, même si on fait des fautes de frappe, on obtient le résultat suivant :

Exemple de résultat de recherche, sur le site Neiman Marcus

Le moteur de recherche analyse la requête, essaye de corriger les éventuelles fautes, classifie les mots (”white” pour la couleur, “handbag” pour la catégorie, “prada” pour la marque).

Un autre site pour jouer avec ce moteur : campmor.

Nouvelles interfaces

IBM nous a également montré des nouvelles interfaces de sites marchands.

En ligne avec les tendances actuelles, IBM a présenté des sites marchands en Flash ou Ajax.

Un élément intéressant : Philippe nous a montré un site marchand, où l’ensemble du processus achat se fait sans quitter la page produit : on ne va donc pas sur le classique enchaînement Identification, Panier, Paiement.

Ici, tout ce fait sur une colonne, à droite de la fenêtre. Donc, sans sortir de la fiche produit, le client peut s’identifier, choisir son mode de paiement, et terminer sa commande.