Marier Ajax et Flash / Flex

Google a sorti un service de suivi des cours de bourse : Google Finance.

Le site est intéressant au niveau de l’ergonomie et des technologies choisies : il mixe de l’Ajax avec du Flash dynamique (Flex).

Voici ce que ça donne :

Google Finance

Quand on veut ajouter un cours de bourse, on tape les premiers caractères. La zone utilise l’auto-complétion, et propose dans un popup, une liste de sociétés qui correspondent aux lettres saisies. Ça, c’est la partie Ajax.

La zone du bas, qui affiche les cours des actions est en Flash / Flex. Cette zone est très riche au niveau de l’interface : on peut zoomer, choisir un intervale de temps…

Cet exemple me semble intéressant, car il met bien en valeur la complémentarité entre les solutions pour faire des interfaces riches :

  • Pour les zones de saisies, les formulaires : Ajax permet en général de faire des choses plus vite
  • Pour les espaces graphiques interactifs, ou les interfaces plus innovantes, Flash / Flex n’a pas de limite… au dela du temps et du prix !

Conférence e-commerce et Web 2.0

Toujours sur mon salon, j’ai assisté à une conférence sur le Web 2.0 et le e-commerce.

Sympa de retrouver des têtes connues : bonjour Jean Michel !

Cette conférence a attiré beaucoup de monde, la salle était clairement trop petite, et pas mal d’auditeurs ont dû écouter la conf à l’extérieur de la salle. C’est bon signe, les commerçants se sentent concernés par le Web 2.0, et ils ont raison !

Autre point : pratiquement personne n’était “technique” (ni les invités, ni les auditeurs), ce qui fait que quand on a demandé aux uns et aux autres de définir le Web 2.0, tous ont plus ou moins convergé vers la même idée : l’Internaute maître du jeu, avec plus de libertés, plus de pouvoirs.

Le message clair pour les marchands est qu’il est impossible aujourd’hui de faire comme s’il ne se passait rien : les règles changent, il faut s’y adapter :

Les Internautes ont tous les outils pour échanger sur les produits (blogs, espaces d’expression dans les sites marchands, …) :

  • 44% des Internautes se disent prêt à renoncer à un achat, à la lecture d’un commentaire négatif.
  • 62% de ces mêmes Internautes se disent prêt à suivre les recommandations positives des Internautes.

Mais on n’influence pas si facilement que ça les communautés :

  • Microsoft a distribué aux US des PC équipés de Vista, à des bloggeurs influents : la réaction n’a pas été très bonne, car le geste de Microsoft a été interprété comme une tentative de manipulation.
  • Certains sites “bidonnent” les commentaires des utilisateurs : on imagine les équipes marketings tapant des commentaires positifs au km… Personne n’est dupe (je reviendrai sur ce sujet important).

En respectant certaines règles, on peut s’appuyer sur ces communautés pour vendre plus et vendre mieux. Exemple : Netvibes demande en permanence à ses utilisateurs quelles sont les fonctions qu’il faudrait ajouter, ce qu’il faudrait améliorer. Les utilisateurs deviennent actifs et s’impliquent dans le processus d’amélioration du produit.

Budget pub : la part d’Internet et des liens sponsorisés

J’étais ce midi sur le salon Business Online Expo : salon sur le e-commerce.

Bertrand Jonquois, Directeur Exécutif de Yahoo! Search Marketing, a donné des chiffres intéressants sur la pub :

  • Le media Internet représenterait 15% de notre temps, par rapport à l’ensemble des médias : on passerait donc 15% de notre temps “media” devant notre PC à surfer sur le Web, le reste devant être pris par la télé, les journaux, …
  • Le budget mondial de la publicité sur Internet représenterait 6% du budget total de la pub.
  • 50% du budget publicité Internet va vers les liens sponsorisés.

Cela m’inspire plusieurs commentaires :

  • La mécanique de Google Adwords se paye la part du lion.
  • Le business-model de la pub est clairement passé au CPC : coût par clic. L’annonceur ne paye que quand l’utilisateur clique sur une publicité.
  • La marge de progression du budget de la publicité sur Internet est énorme.

Cnet TV : ce qu’on peut faire en Flash

La vidéo est en train d’envahir le Web. Tout naturellement, ce média va également enrichir les sites marchands… Avec plus ou moins de bonheur.

Intéressant dans ce contexte de regarder comment la vidéo peut être traitée par d’autres services… Intéressant également de regarder ce qu’on peut faire en Flash.

Vous connaissez le site cnet.com ? Et sa chaîne TV ?

Quand on arrive sur le site, la fenêtre du navigateur laisse apparaitre un bureau noir, avec plusieurs “objets” :

CNET TV : Bureau

Les trois objets :

  1. Le player vidéo : c’est le coeur du service, là où on peut voir les vidéos.
  2. Le panneau de contrôle, en bas à gauche : permet de choisir la chaîne, et de faire les différents réglages (volume, …)
  3. Le sélecteur de séquence, en bas à droite : permet de sélectionner la séquence que l’on souhaite voir

L’ensemble de ce site est réalisé en Flash et reste assez léger.

Tous les objets peuvent être librement déplacés par l’utilisateur.

Les zones actives (sur lesquels on doit cliquer) se retrouvent assez naturellement (code couleur jaune assez clair).

Par exemple, le panneau de contrôle est assez sympa :

Les différents “pétales” grossissent quand on approche la souris, et se déploient quand on clique dessus (j’ai mis deux exemples, vous avez compris le principe…).

Oui, Flash permet de faire des sites vraiment sympa, avec une vrai liberté au niveau des fonctionnalités et de l’ergonomie.

Un autre avantage important : un service Flash marchera pratiquement sans ajustement sur l’ensemble des plate-formes. C’est une grosse différence par rapport à l’Ajax / Javascript, qui devra être adapté et testé dans chaque environnement.

Pour un site marchand, cela ouvre un terrain de nouveaux services très vaste. Dans le même temps, cela veut dire qu’il faut faire un vrai travail de réflexion sur l’ergonomie du service que l’on veut ouvrir.

Côté réalisation, les développeurs disposent d’outils puissants pour éditer les contenus (les outils d’Adobe).

Meebo : ce qu’on peut faire en Ajax !

Meebo est une jeune startup, qui propose une solution d’Instant Messaging (IM pour les intimes) en ligne, et donc accessible depuis le navigateur Web :

Meebo

Avec Meebo on peut dialoguer avec des interlocuteurs présents sur différentes messageries (Yahoo, Google, Msn, Aim).

Une fois connecté, on arrive devant un “bureau” intégré dans la page Web :

Meebo

Depuis cette fenêtre on peut dialoguer, comme avec n’importe quel outil d’IM, avec l’ensemble de ses contacts.

Je vous présente ce service parce qu’il est vraiment très bien fait, et que ça montre ce qu’on peut faire en Ajax / Javascript.

Les fenêtres présentent dans le bureau Meebo se comportent comme des fenêtres Windows… mais à l’intérieur du navigateur : on peut les déplacer, les redimensionner…

On peut également détacher les fenêtres du bureau intégrée. Les fenêtres sortent alors du navigateur (et deviennent des fenêtres standard Windows) :

Meebo

Une autre fonction qui me semble tout à fait intéressante : quand on retaille la fenêtre du navigateur, les fenêtres présentent dans le bureau Meebo sont automatiquement repositionnées et redimensionnées.

On voit rarement ces fonctions utilisées dans les services Web : c’est domage car c’est vraiment très pratique…

Le logiciel : Industriel ou artisanal ?

Certains vous disent que l’informatique (ou le logiciel) est entrée dans l’âge industriel.

Ils veulent vous rassurer, vous assurer qu’aujourd’hui on fait du logiciel comme on construit des voitures ou des immeubles : le risque est maîtrisé, la qualité sera au rendez-vous.

Méfiez vous de ceux qui portent ces messages !

La vérité est toute autre. Le logiciel c’est de l’artisanat.

Concrètement, ça veut dire quoi ?

  • Le résultat final dépend principalement de la qualité de l’équipe technique. Cette équipe doit maîtriser son métier, comme, par exemple, un bon ébéniste doit maîtriser son domaine.
  • La qualité d’une entreprise informatique (société de services ou éditeur de logiciels), ce sera donc pour beaucoup son savoir faire dans le recrutement des meilleurs, et sa capacité à animer cette équipe.
  • Bien entendu, des méthodes et des outils permettent de faire des logiciels de meilleure qualité (un bon artisan a de bons outils)

La qualité, pour un site marchand, c’est fondamental :

  • Moins de bugs et donc moins de clients perdus et donc plus de revenus
  • Un site qui pourra évoluer plus facilement et plus rapidement
  • Un site plus robuste qui résistera mieux au “stress”de l’environnement (erreurs d’autres logiciels connexes, …)

La qualité se paie bien sûr : les meilleurs informaticiens sont payés plus chers.

La qualité, c’est donc un investissement initial, qui est vite rentabilisé.

Petit point complémentaire par rapport au WEB 2.0 :

Les techniques du Web 2.0, l’Ajax et le Javascript en particulier, sont délicates à mettre en oeuvre.

Dans ce contexte, la qualité est encore plus importante !

L’OS du commerce

OS pour Open Source

Il y a pas mal de solutions pour développer un site marchand. On peut tout faire à la main : écrire, par exemple en PHP, des scripts. Je connais pas mal de boites qui ont fait comme ça et qui s’en portent très bien.

On peut également, pour gagner du temps, partir d’une solution Open Source.

C’est ce que propose OS Commerce.

Un blog s’est spécialisé sur cette solution : c’est Capitain Commerce. Il nous présente des news et des sites marchands réalisés avec cette solution.

OS commerce est une bonne base, mais pour faire un beau site, bien fait, il faut pas mal customiser le produit avant d’avoir un résultat vraiment pro. Certains (comme Bakus) l’ont fait :

L’avantage de développer un site avec un produit comme OS Commerce :

  • Le prix : il n’y a pas de licence à acheter
  • La souplesse : comme tous les scripts sont en clair, on peut tout paramétrer, tout refaire. Il n’y a pas de limite : le marchand pourra réellement obtenir le résultat qu’il voudra, pour peu qu’il y mette les moyens
  • L’évolutivité : c’est un peu la même idée que le point précédent, mais dans la durée : comme tout est ouvert, le marchand peut faire évoluer le site, comme il le souhaite. Là non plus, pas de limite !
  • Les performances : ces solutions à base de PHP supportent très bien les montées en charges, pour peu que l’architecture soit adaptée.

Mais… :

  • Comme il est possible de tout faire, il est donc fondamental de “faire bien”. Il est donc indispensable de confier la réalisation à des professionnels de très bon niveau.

Processus d’achat : l’exemple Dell.fr

Comment aider l’utilisateur à configurer le produit qu’il veut acheter ?

Il y a deux écoles : soit on le laisse se débrouiller : à lui de cliquer sur les bonnes options, qui sont proposées sur le site.

Soit on le guide. C’est ce que propose Dell depuis quelque temps.

Imaginons que l’on souhaite acheter un nouveau portable (exemple : “je vais créer une entreprise, j’ai besoin d’un nouveau portable”). Après avoir choisi le modèle, on arrive sur une page qui ressemble à ça :

Le site nous propose donc de passer en revue l’ensemble des items de configuration du portable.
On peut même avoir une aide contextuelle vidéo :

Dell propose des options réellement liées au portable (mémoire, disque dur, …) et également des options moins… directement liées au produit (appareil photo numérique ou assitant personnel par exemple). Dell ne prend-il pas le risque de perdre des clients en route, en alongeant ainsi le processus : j’ai quand même compté 31 options !

Au niveau de l’interface, tout celà est plutôt bien fait, avec un mélange d’Ajax, de JavaScript et de Flash.

Demain, des écrans partout… pour faire quoi ?

Pour une fois, un article un peu plus futuriste… Quoi que ! tout ça va venir très vite !

Aujourd’hui, les utilisateurs font du e-shopping avec leur PC. Ils utilisent donc exclusivement l’interface “classique” souris/clavier/moniteur.

Mais l’environnement domestique va changer… Est-ce que cela va impacter la relation entre les utilisateurs et les e-marchands ? C’est toute la question que j’essaye d’analyser dans ce billet.

Notre environnement est en train d’être envahi par des écrans, de plus en plus beaux, avec de plus en plus de pixels, de plus en plus connectés.

C’est en particulier vrai à la maison : télécommande avec écran, console de jeux portable, et bien entendu les deux “champions” : le moniteur du PC et la télé.

Aujourd’hui, ces deux écrans (moniteur et télé donc) sont rarement connectés. C’est tout l’enjeu des mois à venir, que de les relier.

On peut faire ça par différents moyens, par exemple via l’Apple TV, ou directement en mettant un Media Center sous sa télé. Comme tous les nouveaux écrans plats utilisent en fait les mêmes technologies que les moniteurs d’ordinateur, ça va très bien marcher…

Sauf que les ergonomies, entre la télé et le PC ne sont pas les mêmes : on n’utilise pas naturellement un clavier et une souris devant sa télé. C’est bien pour ça que Microsoft a développé une interface spécifique, le Windows Media Center, qui se pilote depuis une télécommande et qui est prévu pour gérer l’affichage sur une télé.

Bon, mais aujourd’hui, quand Microsoft gère du multi écrans, c’est, pour simplifier, avec le mode “bureau étendu” : c’est comme si on avait un super grand écran, constitué de deux écrans physiques. C’est pas mal quand on a effectivement deux moniteurs sous les yeux. Ce n’est pas ce qu’on veut quand on a une télé d’un côté et un moniteur branché sur le PC de l’autre : on veut en fait deux interfaces différentes, avec des applications et des ergonomies différentes.

C’est encore plus évident si on veut gérer en plus un écran déporté sur une télécommande.

Autre exemple : si on met un écran de contrôle sur le boitier du PC. Ici encore, ce qu’on veut, ce n’est pas gérer un espace virtuel étendu à ce nouvel écran, piloté depuis la souris et le clavier. Ce qu’on veut, c’est un écran avec sa propre ergonomie, ces propres applications.

Tout ça est en train d’arriver. Regardez ce que prépare Toshiba avec le nouveau R400

Il est doté d’un écran déporté “autonome” par rapport à l’écran principal (on ne voit pas bien sur la photo : l’écran de contrôle est sur la tranche avant du portable, on voit mieux sur le site de Toshiba), qui permet d’afficher des infos spécifiques (arrivé de mails, …).

Autre exemple avec les nouveaux boitiers intégrant un écran de contrôle :

Tout cela va s’accéléré, si j’ai bien compris, par l’arrivée de Microsoft Vista qui prendra en charge beaucoup plus simplement cette multitude d’écrans.

Tout ça est très intéressant (j’espère en tout cas !), et promet une “expérience” de la maison numérique plus riche, mais la question que je me pose est celle ci : ces nouveaux écrans, qui sont interconnectés, ne permettent-ils pas d’envisager de nouveaux services pour l’utilisateur, et bien entendu, des services liés au e-commerce ?

Dans ce nouvel environnement d’un futur proche, on a donc un PC qui contrôle, directement ou indirectement, tout un tas d’appareils munis d’écrans. Tout cela permet de proposer des nouveaux services !

Pour les utilisateurs, c’est la possibilité d’avoir les bonnes informations, au bon moment, au bon endroit.

Pour les marchands, c’est la possibilité de créer une relation beaucoup plus forte avec les clients, avec un contact plus personnel, plus riche.

Un point important : je suis convaincu qu’il ne faudra pas oublier que l’utilisateur est chez lui, et que si on veut conquérir ces espaces, il faudra chercher ce qu’on peut réellement apporter à l’utilisateur, plutôt que “fourguer” de la publicité, qui sera alors immédiatement rejeté.

(note au lecteur: j’ai un peu “grossi le trait” et simplifié le problème pour rendre le propos plus clair, désolé pour les puristes, mais je pense que ça ne change pas fondamentalement le raisonnement. J’ai par exemple pris l’hypothèse que tout est contrôlé par le PC via Vista, mais le raisonnement reste le même avec d’autres configurations)

Qlikview : Quand la BI fait son ROI

J’étais ce matin à une présentation (Atelier Parisbas) du produit Qlikview de l’éditeur Qliktech, une boite Suédoise.

Qlikview, c’est un outil de “BI” (dire “bi aïe” pour “Business Intelligence“)

Voilà vraiment un bel outil, qui offre aux utilisateurs la possibilité de “jouer” avec l’ensemble des données de l’entreprise !

Bon, ça fait longtemps que plusieurs acteurs promettent ça mais là, c’est vrai !

Concrètement ça permet quoi un outil comme ça :

  • Donner aux décideurs tous les rapports qu’ils souhaitent, et encore mieux, les laisser jouer avec ces données, pour qu’ils cherchent eux même ce qui marche bien, ou ce qui doit être amélioré.
  • Donner aux opérationnels des outils clairs pour suivre leurs activités (résultats de la semaine, compte à relancer, …)

Qlikview, ça ressemble en gros à Excel : c’est des tableaux de données et des graphiques

Là ou c’est très différent, c’est que les données sont celles de l’entreprise, prisent en temps réel à la source (Base de données, fichiers XML, …) !

Les différences clés par rapport aux autres produits du marché :

  • Les utilisateurs peuvent vraiment créer eux même leurs tableaux dynamiques : ils n’ont pas besoin d’équipe technique pour préparer le travail
  • Les données utilisées sont directement extraites des sources de l’entreprise, sans passer par des entrepôts de données

Le retour d’expérience des utilisateurs est extrêmement positif :

  • Gain de productivité vraiment significatif quelques semaines après avoir installé le logiciel
  • Pas d’équipe technique pour préparer les rapports
  • Pas de coût de formation, une démo et hop !

Bon, vous l’avez compris, pour moi, c’est du tout bon !

Laurent m’a même parlé de sites marchands, utilisant Qlikview pour la sélection des produits : je suis impatient de voir ça !

PS : ROI pour Return On Investment